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LES CHEMINÉES ET LEURS CHAPEAUX

lundi 1er février 2016, par rogertempete

LES CHEMINÉES ET LEURS CHAPEAUX

En 2015, lorsque j’ai photographié les girouettes, mon attention a été attirée par d’autres éléments des toitures. Je veux parler des cheminées. Certaines sont simples. D’autres sont, à leur manière, des petites œuvres d’art où le maçon a exprimé tout son savoir faire. Quelques cheminées ont fait les coquettes et sont couvertes de chapeaux originaux.

C’est une balade que je vous invite à faire, une fois de plus, la tête levée. Je ne vous donne pas les adresses mais toutes ces cheminées se trouvent dans le bourg de Coulombs

Voici encore une fois la maison qu’a fait construire M. DESHOULIÈRE dont l’originalité permet d’en présenter différents aspects. Les cheminées ne manquent pas sur ce toit. L’une d’elles porte la date de sa construction. Elles ont presque toutes un chapeau en terre cuite. Quand on s’attarde sur le bel assemblage de briques, on mesure le travail patient des ouvriers maçons. Au dix-neuvième siècle, on prenait encore son temps. La main d’œuvre ne coûtait pas chère et le profit n’avait pas encore tout gâté.

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Six cheminées ouvragées
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Cheminée datée

La maison est assez simple ce qui n’interdit pas une petite et élégante cheminée colorée.

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Modeste et colorée

Une cheminée que je qualifie de fine et élancée. En la regardant, il m’est venu une idée de questions à poser lors d’un rallye : sachant qu’une brique mesure 22 cm de long, 10 cm de large, 5 cm d’épaisseur et qu’elle pèse 2 kilogrammes, quelle hauteur mesure cette cheminée ? de combien de briques est-elle composée ? enfin quel est son poids ? Le gagnant -qui aura pensé à l’épaisseur des joints de ciment- aura droit à toute ma considération pour s’être infligé de tels calculs.

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Fine et élancée

Au début de cet article, je parlais de cheminée coquette et chapeautée. En voici une avec son chapeau pointu.

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Chapeau pointu

Ces cheminées ne se distinguent pas par leur simplicité. Là aussi, le maçon a réalisé un joli travail de patience pour poser les briques qu’on croirait en mouvement autour de la cheminée. Je ne vous parle pas des chapeaux, en briques aussi, et en dégradé s’il vous plait.

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Quatre cheminées ouvragées

Elle n’est pas bretonne mais elle a un chapeau rond en terre cuite.

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Elle a un chapeau rond

Elle est colorée et elle attire les pigeons qui font une halte sur la ceinture de son faîte, une cheminée protectrice des animaux en quelque sorte.

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Cheminée à pigeon

Une cheminée curieuse puisqu’elle se compose de deux cheminées accolées. N’oublions pas qu’avant les installations de chauffage central ou de chauffage électrique, il fallait une cheminée dans chaque pièce pour tenter d’avoir chaud. On lit dans les actes notariés d’achat des maisons anciennes les désignations suivantes : chambre à feu, chambre froide, ce qui voulait tout dire.

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Cheminée double

Une double cheminée ancienne sur laquelle on vient de poser deux chapeaux modernes dernier cri.

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Chapeau moderne sur cheminée ancienne

Une cheminée sans luxe, typique de celles construites dans les années 1950/1960 en boisseaux de terre cuite enduits de ciment, qu’il fallait monter vite et pour pas cher, mais néanmoins chapeautée et servant de support à l’indispensable antenne de télévision tournée vers le réémetteur de Coulombs avant les paraboles, satellites et autres box, câble ou fibre optique.

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Simple cheminée enduite de ciment

Deux cheminées cimentées des années 1950 avec un chapeau style ’’meurtrières d’observation’’.

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Deux cheminées cimentées

Il existe plusieurs double cheminées accolées à Coulombs. En voici une sur un bâtiment d’une entreprise centenaire bien connue.

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Cheminée centenaire

C’est toujours dans la série des cheminées cimentées avec cette fois-ci un chapeau style ’’parpaing’’.

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Un chapeau un peu lourd

Même si elle est cimentée, elle est tout de même plus élégante avec son fin chapeau en métal.

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Un fin chapeau en métal

À l’évidence, une imposante cheminée sur une maison bourgeoise.

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Cheminée bourgeoise

Elle est solide et décorée d’un X. En réalité, une jambe de force qui, à partir de la charpente, la maintient.

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Décorée d’un X

Encore une coquette avec son curieux chapeau style tuiles faîtières en terre cuite.

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Un chapeau original

Les chapeaux peuvent aussi être en tuiles mécaniques toutes simples.

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Chapeau en tuiles mécaniques

Ou en briques pour ce chapeau tout plat qui couvre cette cheminée.

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Chapeau plat en briques

C’est une illusion d’optique où elle est vraiment courbée ? Elle semble faire une révérence à la rue où elle se trouve.

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Elle courbe la tête

Une cheminée basse chapeautée de quatre belles et hautes poteries dans une maison ancienne qui aurait fait partie des possessions de l’abbaye.

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Cheminée à quatre chapeaux

Le maçon a-t-il posé à plat les tuiles une à une ou disposait-il déjà d’éléments préfabriqués ? Le résultat est superbe et la cheminée très élégante.

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En petites tuiles à plat

Elle a été rehaussée, un rajoutis comme disaient les anciens de Coulombs. Elle devait rencontrer un problème de tirage. En principe, il est dit qu’une cheminée doit dépasser du haut du toit pour fonctionner normalement.

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Pour donner du tirage

Depuis la prise de la photo ci-dessus, les propriétaires ont décidé d’embellir cette curieuse cheminée et le maçon a fait un travail de haute couture en la parant d’une belle robe de briques. La voici dans sa nouvelle tenue qui la met en valeur.

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La même habillée de sa nouvelle robe de briques

Curieux le chapeau sur le chapeau, peut-être une cheminée à foyer ouvert qu’il a fallu tuber pour y installer un insert.

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Un sur-chapeau

Ce ne sont sans doute que des cheminées d’aération mais bien chapeautées par deux poteries.

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Deux poteries anciennes

Une variété de chapeau plat en ciment sur une cheminée en briques fort bien construite.

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Un chapeau plat en ciment

Une forte cheminée bien ouvragée, malheureusement peu visible car coincée entre les toitures. Là encore, le maçon a exécuté un travail remarquable et il a récidivé à l’autre bout de la maison car cette cheminée a une sœur jumelle.

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Forte cheminée ouvragée

Une cheminée qui n’hésite pas à se dévoiler de la tête au pied avec un bel assemblage de briques.

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En briques du sous-sol au faîte

Et comme pour les girouettes, je termine sur la photo de la toiture de la maison de l’Hospice et de ses majestueuses cheminées jumelles.

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Cheminées jumelles de la Maison de l’Hospice

Juste un commentaire à propos des cheminées et de leur utilité :

Qui se souvient des briques et bouillottes qui ’’bassinaient’’ le lit avant de se coucher dans la chambre froide quand il n’y avait pas de cheminée ?

Qui se souvient des hauts édredons garnis de plumes sous lequel on dormait pour ne pas avoir froid dans des chambres sans feu ?

Qui se souvient des fleurs de gel que la buée laissait sur les carreaux à l’intérieur des pièces quand le feu s’était éteint dans la nuit et qu’il gelait dehors l’hiver ?

Ce n’est pas de la préhistoire, cela se passait encore dans les années mil neuf cent cinquante.

Roger TEMPÊTE