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LES RUES DE COULOMBS

jeudi 24 décembre 2015, par rogertempete

LES RUES DE COULOMBS

Pour rédiger cet article, je me suis appuyé sur les archives de la commune de Coulombs et notamment :

-  l’état de reconnaissance des chemins de 1827
-  le plan du cadastre vers 1834
-  l’état de reconnaissance des chemins de 1887
-  l’état de reconnaissance des chemins de 1961
-  les registres des délibérations du Conseil Municipal de 1827 à nos jours
- le plan du cadastre actuel

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Présentation du Cadastre de 1834

L’état de reconnaissance des chemins communaux dressé en janvier 1826 et approuvé par le Préfet d’Eure-et-Loir le 22 décembre 1827 comporte 86 lignes consacrées aux chemins et sentes. Toutes les rues sont portées sur cet état sauf la rue principale du bourg. Toutefois, lors de la situation d’autres rues, elle est citée comme étant la rue royale ce qui tend à prouver que, déjà à cette époque, elle n’est pas considérée comme une voie communale.

Une délibération du conseil municipal du 6 février 1887 donne une récapitulation des chemins, des sentes et des rivières et vidanges. Mais c’est un état différent qui est visé par le Préfet le 26 octobre 1887 ne mentionnant que le nom des rues et chemins. Cet état semble avoir été établi après la création de la voie ferrée de Dreux à Auneau puisqu’apparaissent les chemins latéraux à cette voie.

A la fin des années 1950, un remembrement est effectué à Coulombs. C’est une vaste opération qui consiste à regrouper les petites parcelles disséminées des propriétaires en parcelles plus importantes permettant une meilleure exploitation de la terre. Le remembrement de Coulombs porte sur le territoire de la commune mais déborde aussi sur les territoires des communes de Senantes, de Bréchamps, de Faverolles et de Villiers-le-Morhier. A l’issue des opérations de remembrement, un nouvel état des chemins est dressé en 1959 ainsi qu’une liste de classement des voies communales approuvée par le Préfet le 21 septembre 1961.

Sur la pression des services de LA POSTE qui rencontrent de plus en plus de difficultés pour distribuer le courrier, le conseil municipal décide de donner un nom à chacune des rues et places existantes au bourg de Coulombs et au hameau de Chandelles. Exercice difficile que cette délibération du 17 février 1962 qui reprend des noms déjà existants mais qui en modifie d’autres ou introduit des différences par rapport aux anciens états de reconnaissance des chemins.

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Le bourg vu du ciel en 1965

Depuis 1962, des voies nouvelles ont été créées en même temps que les nouveaux lotissements. Il n’en existe pas une mise à jour précise selon une délibération qui les récapitule. Elles ont été dénommées au fur et à mesure soit directement par les aménageurs soit par la commune à la demande des lotisseurs ou des services de LA POSTE parfois avec ou sans intervention d’une délibération du Conseil Municipal. Ainsi, à la suite d’une remarque d’un habitant, une délibération prise en 2007 a ‘’officialisé‘’ le nom de plusieurs rues qui correspondaient à des adresses postales.

En 2012, un nouveau remembrement a été fait pour tenir compte des modifications liées au tracé de la déviation de l’agglomération Nogentaise et permettre l’acquisition des différents terrains nécessaires à cette nouvelle voie et la desserte des parcelles agricoles regroupées. Le cadastre de la commune consultable sur internet a été mis à jour en 2015 par l’administration et permet de voir les modifications apportées dans tout le secteur de la déviation et dans les bois de Chandelles et le nom choisi pour les nouveaux chemins. À ma connaissance, le conseil municipal n’a pas encore mis à jour l’état des chemins communaux pour y intégrer les chemins créés et corriger ceux qui ont été supprimés ou modifiés. Cependant, ce remembrement n’affecte pas les rues de la commune puisqu’il se trouve essentiellement en zone non constructible.

Je remercie toutes les familles qui m’ont procuré d’anciennes photographies pour illustrer cet article.

À LA DÉCOUVERTE DES RUES ET PLACES

L’histoire des rues de Coulombs et de Chandelles remonte à des temps immémoriaux et chaque rue possède son histoire qui peut être prouvée ou non. Aussi, est-il plus simple de traiter les rues de la plus récente vers les plus anciennes.

Place du souvenir ÉTÉ 1944 – Par une délibération en date du 12 avril 2012, le conseil municipal a décidé d’honorer les victimes civiles des bombardements subis par la commune de Coulombs en donnant ce nom au parking construit derrière l’église sur le terrain de l’ancien presbytère lui-même bombardé en 1944. Deux bombardements sévères dont le but était de détruire le pont sur la voie ferrée ont endeuillé la commune.

Le 12 juillet 1944 en soirée vers 20 heures, les bombes n’atteignent pas leur objectif mais détruisent une partie de la rue de Chandelles. Mme BONARD Angèle décède sur place. Madame MERCIER Angélina meurt à l’hôpital de Nogent-le-Roi ce même jour à 23 heures. On retrouve le lendemain matin Mme BESLAY Clotilde qui avait été ensevelie dans sa maison. Le 17 juillet, M. DEFRAIN Auguste meurt des suites de ses blessures à l’hôpital de Nogent-le-Roi.

Le 18 juillet 1944 le pont est à nouveau bombardé au milieu de l’après midi vers 17 heures 45. Des bombes atteignent leur objectif mais détruisent le presbytère, la villa des roses, la mairie-école, la villa Yvonne et endommagent plusieurs maisons de ce quartier. M. DURAND Augustin décède le 21 juillet des suites de ses blessures à l’hôpital de Dreux.

Ironie du sort, Mme CESAIRE Louise dont la maison, rue de Chandelles, avait été endommagée le 12 juillet et rendue inhabitable se réfugie chez sa fille à Lormaye. Elle est blessée lors du bombardement du 14 août 1944 qui touche Lormaye et décède à l’hôpital de Dreux le 19 août.

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Stèle souvenir ÉTÉ 1944

Rue du Lotissement des Plantes - C’est la rue aujourd’hui en impasse qui débute dans la rue de Beaulant. C’est un lotissement réalisé sous ce nom par la Société DIAZ en référence au lieudit du cadastre. Les habitants ont souhaité conserver ce nom et les numéros des parcelles du lotissement pour ne pas modifier toutes les adresses déjà utilisées. Le Conseil municipal a entériné ce souhait lors de la réunion du 19 novembre 2010. L’avenir dira si ce choix a été judicieux. En effet, cette impasse sera certainement reliée à la rue des Gaoux dont elle sera un prolongement et le choix des numéros des lots au lieu de numéros pairs et impairs pourra poser des difficultés notamment pour définir d’éventuelles conditions de stationnement. Une délibération du Conseil Municipal en date du 11 juillet 2017 a décidé d’accepter la rétrocession de la voirie dans le domaine public communal.

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Rue du Lotissement des Plantes

Impasse Les Marques Bouteilles - C’est la rue en impasse du lotissement construit en 2008 par la S.C.I. SOGAFIM au dessus des écoles Maurice GLÉDEL et Gérard THIREAU et qui commence dans la Cavée de Paris. Lorsqu’il s’est agit de la nommer, les habitants ont eux-mêmes proposé ce nom attaché au lieudit du cadastre. Une délibération du Conseil municipal a entériné ce choix le 7 Mai 2010. Il ne faut pas confondre ce nom de rue avec celui donné pour son ensemble au lotissement du même nom créé lui aussi au lieudit des marques bouteilles par la commune en trois tranches entre 1972 et 1982 et qui est parfois encore utilisé par les anciens habitants de la commune. Cette rue a été intégrée dans le domaine public communal au 1er janvier 2017 après la signature courant 2016 de l’acte de rétrocession à la commune .

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Impasse Les Marques Bouteilles

Une délibération prise le 14 décembre 2007 a officialisé le nom de quatre rues. Un habitant du chemin de la Grenouillère avait fait remarquer que ce chemin n’existait pas sur le plan affiché à la mairie et qu’il était inconnu des livreurs. Cependant, ce chemin était bien matérialisé par une pancarte et il était recensé comme adresse postale par les services de LA POSTE. Après rapprochement des adresses postales et des registres des délibérations, il est apparu que plusieurs adresses n’avaient jamais fait l’objet d’une délibération. Une lacune qu’il convenait de combler.

Chemin de la Grenouillère - Il prolonge la rue de la Ribordière vers Ruffin et correspond au chemin rural n° 19 sur l’état de 1961 sous le nom de chemin de la Ribordière. C’est après 1962 que des maisons ont été construites sur la gauche de ce chemin justifiant une adresse postale. La grenouillère est un champtier situé en limite avec la commune de Bréchamps et c’est une zone de marécages, paradis des grenouilles. A noter que ce chemin porte le nom de chemin de la Ribordière sur le cadastre de 1834, nom toujours maintenu sur le cadastre actuel. Sur une carte postale du début du vingtième siècle, il est nommé le grand clos.

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Chemin de la Grenouillère

Côte à Ratapoil - C’est une portion du chemin rural n° 26 dit chemin de Ruffin à Villiers-le-Morhier qui prolonge la côte à Ratapoil sur la commune de Bréchamps et qui longe la propriété baptisée LA PLESSE construite sur la commune de Coulombs. Ratapoil était le nom ou le surnom d’un habitant de cette rue du hameau de Ruffin. Le père Ratapoil a été immortalisé sur une photo éditée en carte postale au début du vingtième siècle et très recherchée aujourd’hui.

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Le Père Ratapoil

Route de Faverolles - C’est à la demande de LA POSTE que la Route de Faverolles devient une adresse postale à la suite de la construction du chalet d’un résident secondaire et de la maison d’un agriculteur en 1990. Ces habitations sont en dehors du village à la hauteur de l’intersection de la départementale 983 qui conduit à Faverolles, du chemin d’accès au hameau de Rutz et du chemin rural n° 23.

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Route de Faverolles

Route de Senantes - Elle correspond à la route départementale n° 307-5 qui conduit à Senantes. C’est l’adresse postale de quelques habitations situées au lieu-dit du Bois Midi.

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Le Bois Midi, Route de Senantes

Route de Prouais - La délibération du 14 décembre 2007 a volontairement négligé la création de cette rue. Une maison a été construite à la sortie de Coulombs après le carrefour sur la Départementale n° 21 qui conduit à Prouais. Le premier plan d’occupation des sols approuvé en 1980 n’a pas poursuivi l’autorisation de construire dans cette zone qui était dépourvue de tous les réseaux pour qu’un terrain soit constructible. Là encore, la présence de la maison a justifié une adresse postale. Mais le projet de la déviation de contournement de l’agglomération Nogentaise tel qu’il a été soumis à enquête publique en 2007 doit supprimer la chaussée entre le carrefour avec la route de Bréchamps et un futur rond point à créer sur la Départementale 983 quand on se dirige vers Faverolles et auquel sera rattachée la départementale 21. En fait, quand les travaux de la déviation seront terminés, la maison isolée se retrouvera route de Bréchamps. En conséquence, le conseil municipal n’a pas jugé utile d’officialiser la rue de Prouais pour la débaptiser quelques années plus tard.

Il faudra alors réfléchir à quel numéro pair donner à cette maison vu que les n° 2, 4, et 6 ont déjà été attribué à l’autre bout de la rue de Bréchamps. De plus, à l’examen du cadastre modifié en 2015, le remembrement intervenu ultérieurement à la délibération de 2007 semble avoir contrarié la décision de la commune en créant plusieurs parcelles avec espoir qu’elles soient constructibles dans le futur et en instituant un chemin de desserte de ces terrains et d’autres champs sur une partie de la chaussée de la route qui devait disparaître. Cette nouvelle voie communale porte le nom de chemin rural n° 102 des terres au midi du bois de Rutz.

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Route de Prouais

Chemin de la Sablonnière - Lors de cette délibération du 14 décembre 2007, personne n’a songé au silo agricole de l’entreprise Agralys (devenue Axéréal) qui n’apparaissait pas sur la liste des adresses de LA POSTE . Cependant, son adresse n’est pas route de Senantes comme on pourrait le penser mais Chemin de la Sablonnière si l’on se réfère à l’annuaire téléphonique qui donne aussi l’adresse de la rue de Paris... alors que la rue la plus proche de l’accès au silo est manifestement la rue d’Epernon et non pas celle de Paris. En plus, le chemin n° 22 qui portait le nom de chemin de la Sablonnière ne passait pas devant le silo mais derrière les bâtiments. Il vient d’être supprimé lors du remembrement de 2012. L’entrée du silo se trouve en vérité sur le chemin n° 26 dit de Ruffin à Villiers-le-Morhier.

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Le Chemin de la Sablonnière longe le silo agricole

Rue du Bois Moineau - C’est une délibération du conseil municipal en date du 10 septembre 2004 qui crée cette rue suite à la réalisation par la société LOTICIS de la résidence des près comprenant dix maisons. La rue porte le nom du bois aujourd’hui quasiment disparu situé à proximité des écoles maternelle et primaire.

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Rue du Bois Moineau

Chemin de la Huronne - C’est le chemin rural situé à Chandelles entre la rue de la Palette sur Villiers-le-Morhier et la Rue de Beaulant sur Coulombs. Il fait la limite des deux communes à Chandelles et appartient par moitié à chacune d’elles. Sauf erreur, c’est une partie du chemin communal n° 10 sur l’état de 1961 appelé chemin de Coulombs à Villiers-le-Morhier qui commence au Chemin départemental 116, se termine à Villiers le Morhier et se confond avec le chemin des Plantes, la rue de Beaulant et le Chemin de la Huronne. C’est à la demande de la commune de Villiers-le-Morhier que cette rue a été nommée en 2003 car elle permet à des habitants de cette commune d’accéder à leur propriété. La Huronne est un lieu dit sur le cadastre de Coulombs à Chandelles. Le dictionnaire dit qu’une huronne est une personne grossière, mal policée. Qui était la Huronne de Chandelles pour avoir laissé un tel souvenir ?

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Chemin de la Huronne

Rue des Gaoux - C’est une délibération du conseil municipal en date du 18 octobre 2002 qui crée cette rue suite à la construction par la société Diogo Fernandes de sept maisons à Chandelles. Elle porte le nom d’un lieu-dit figurant sur le cadastre dans les bois de Chandelles. Lorsque ce nom a été choisi, personne à Coulombs ne pouvait donner l’explication du nom Gaoux. M. Lesimple qui était Maire en 2002, lors d’un retour de vacances dans le sud de la France a avancé l’hypothèse du coq qui porte ce surnom dans la région qu’il visitait. Le lien entre le pays Nogentais et le sud de la France peut s’expliquer par le fait que des rois de Navarre furent alliés aux seigneurs de Nogent-le-Roi au cours du quatorzième siècle. N’appelle-t-on pas aussi maison de l’Obrador (qui serait un homme de loi en langage occitan) la célèbre maison à pans de bois de Nogent-le-Roi dite aussi maison de Diane ? Effectivement, dans un ouvrage de vocabulaire français provençal publié en 1839, le gaou correspond au coq. La rue des Gaoux est actuellement en impasse mais son tracé prévoit de la prolonger si d’autres constructions sont réalisées dans ce secteur. Cette rue n’est pas encore intégrée dans le domaine communal.

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Rue des Gaoux

Route de Bréchamps - Avant 1980, année de l’adoption du plan d’occupation des sols qui a déterminé et restreint les zones constructibles sur la commune, plusieurs résidences avaient été édifiées sur de vastes terrains le long de la route départementale n° 306 qui conduit à Bréchamps à la limite des deux communes. Le 20 avril 1990, le conseil municipal décide de numéroter ces maisons donnant ainsi un caractère de rue à la Route de Bréchamps (numéros pairs 2, 4, et 6). Mais à l’opposé, la route de Bréchamps commence à partir du calvaire, dessert quelques habitations sur la gauche en allant vers Bréchamps, puis quelques lots du domaine de Rougemont si bien que les numéros impairs ne se suivent pas dans l’ordre et ne font pas face aux numéros pairs ce qui perturbe bien des livreurs. C’est la raison pour laquelle, il a été demandé au Département d’effectuer la pose d’une pancarte à la limite territoriale des communes de Coulombs et de Bréchamps car, en plus des maisons 2,4,6, route de Bréchamps sur Coulombs, il y a aussi une maison sur Bréchamps dont l’adresse doit être route de Coulombs...ce qui est logique lorsque l’on vient de Bréchamps...Comme on dit : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué...

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Route de Bréchamps

Rue de la Louvière - La SARL J.F. SEYFRITZ achète à Chandelles des terrains qu’elle viabilise pour créer le lotissement des Sablons autorisé par un arrêté préfectoral du 24 juin 1980 comprenant 23 maisons sur Coulombs et 3 maisons sur Villiers-le-Morhier. La voie principale relie ce lotissement à la rue de Beaulant pour la partie de Chandelles sur Coulombs et à la rue de Villiers pour la partie de Chandelles sur Villiers-le-Morhier. Cette voie est appelée rue de la Louvière. Les plaques de rue sont achetées par l’association des copropriétaires du lotissement. Après enquête publique, la voie privée est rétrocédée à la commune à la suite de la délibération du conseil municipal en date du 8 juillet 1983 mais ce n’est que le 20 avril 1990 que le conseil municipal décide de poser des numéros dans la rue de la Louvière. La Louvière, c’est aussi le nom d’un hameau de la commune de Saint-Lucien. Il faut y voir sans doute une référence ancienne aux loups qui devaient peupler notre région jusqu’au début du dix-neuvième siècle. En effet, Dans une circulaire du 15 novembre 1807, le Préfet d’Eure et Loir fixe les primes pour la destruction des loups selon qu’il s’agit d’une louve pleine, non pleine, d’un loup ou d’un louveteau. La prime est payée sur présentation de la tête de l’animal. La rue de la Louvière se poursuit sur le territoire de la commune de Villiers-le-Morhier.

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Rue de la Louvière

Place de l’Abbé d’Espagnac - C’est une délibération du conseil municipal en date du 21 mai 1996 qui a décidé de donner le nom de l’abbé d’Espagnac à la place situé devant l’immeuble qu’il a fait construire en 1781 (aujourd’hui au n° 39 grande rue). Cet abbé commendataire de l’Abbaye Royale Notre Dame de Coulombs à partir de 1761 jusqu’à son décès survenu en 1781 a laissé à Coulombs le souvenir d’un homme charitable qui avait fait des fondations pour donner des prix aux écoliers, pour éduquer les garçons nécessiteux qui ne pouvaient bénéficier de l’enseignement payant, pour instruire les filles alors écartées de l’école et pour fonder une maison de charité pour les personnes âgées. Aussi, lorsque l’abbaye fut démolie, le conseil d’administration de l’hospice de Coulombs qui avait remplacé la maison de charité a racheté sa pierre tombale et fait transférer la dépouille de l’abbé dans le chœur de l’église paroissiale en 1816. A noter qu’en 1975, une précédente délibération du conseil municipal avait donné le nom de l’abbé d’Espagnac à la place de l’église mais que la plaque commandée n’avait jamais été posée. En 1996, il a paru plus judicieux de lier la place au bâtiment dont l’abbé d’Espagnac était le fondateur.

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Place Abbé d’Espagnac

Rue du Chemin aux Bœufs - C’est une délibération du conseil municipal en date du 10 décembre 1982 qui crée cette rue suite à la réalisation de la troisième et dernière tranche du lotissement communal des Marques Bouteilles. Sur le cadastre de 1834 le chemin des bœufs n’est autre que la cavée de Paris et il se poursuit jusqu’au bourg de Senantes. C’est donc aujourd’hui la rue qui mène à l’ancien chemin des bœufs qui porte ce nom. Selon la tradition orale des anciens témoignages, les bœufs d’élevage étaient menés à pieds vers Paris pour nourrir la population parisienne avant la construction des voies ferrées. Une preuve en est donnée par un procès verbal en date du 21 prairial l’an neuf (10 juin 1801) portant nomination d’Antoine Prunier, garde champêtre : ‘’ considérant combien il importe à tous les propriétaires ou fermiers d’héritages situés dans toute l’étendue du territoire dudit Coulombs que leurs propriétés soient assurées et leur récolte conservée et vu le rapport et plaintes à nous faits par eux du dégât qui se fait journellement sur icelles propriétés tant pour le passage journalier des bestiaux que l’on conduit à Paris pour son approvisionnement que autres avons arrêté qu’il serait sur le champ établi un garde champêtre pour veiller à la sûreté et conservation des propriétés… ‘’

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Rue du Chemin aux Bœufs

Rue du Champ du Puits - c’est une délibération du conseil municipal en date du 20 février 1981 qui crée cette rue suite à la réalisation de la seconde tranche du lotissement communal des Marques Bouteilles. Cette rue prend le nom du lieudit figurant sur le cadastre de 1834 où elle est située. Elle débute au milieu de la rue des Hauts Murgers et sa courbe suit le relief du coteau pour se terminer parallèlement au dessus de la rue des Hauts Murgers. En impasse à l’origine, elle a été reliée à la rue du Bois Moineau ainsi qu’à l’extension des écoles. Il n’existe plus de trace du puits qui a du être creusé autrefois dans ce champ à moins qu’il ne s’agisse d’un puits d’entrée d’une marnière d’où l’on tirait la marne qui se trouvait dans le sous-sol et qu’on étalait dans les champs. Ce n’est pas qu’une supposition car un habitant du lotissement a eu la surprise de découvrir un trou de cette nature dans son jardin promptement comblé par sécurité.
La photo jointe laisse planer un doute : les habitants de la rue du Champ du Puits seraient-ils moins disciplinés que ceux des autres rues du lotissement ? En effet, on aperçoit des voitures sur les trottoirs aussi bien à droite qu’à gauche. Pourtant, à Coulombs, l’arrêté sur le stationnement pris le 12 septembre 1964 en vertu de la délibération du conseil municipal en date 6 juin 1964 prévoit le stationnement unilatéral côté des numéros pairs pour le bourg de Coulombs et rappelle que le stationnement sur les trottoirs est interdit.

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Rue du Champ du Puits

Rue du Haut Murger - C’est une délibération du conseil municipal en date du 26 mai 1975 qui crée cette rue suite à la réalisation de la première tranche du lotissement communal des Marques Bouteilles. Cette rue débute perpendiculairement à la rue de Chandelles, part sur la gauche avant de s’orienter sur la droite pour former une sorte de demi-cercle puis suit le relief du coteau et se termine en impasse sur une petite place. Elle prend le nom du lieu-dit figurant sur le cadastre où elle est située. Un murger est un tas de pierres ramassées dans les vignes lors de leur entretien. On notera que ‘’murger‘’ et ‘’marque bouteille‘’ sont directement liés à la vigne qui, jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle, recouvrait les coteaux de Coulombs exposés au soleil.

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Rue des Hauts Murgers

Allée des Vignes - La même délibération du 26 mai 1975 nomme ainsi l’allée piétonnière qui relie la base et le haut de la rue du Haut Murger et l’amorce de son prolongement. C’est une nouvelle référence à la vigne cultivée à Coulombs. Plusieurs documents détenus aux archives de la mairie font état de cette culture : actes d’état civil faisant apparaître les professions liées à la vigne et au vin, nomination des gardes messiers par le conseil municipal (chargés de garder les vignes pour les protéger avant les vendanges), enquêtes sur les surfaces plantées de vignobles notamment. Lors de la réalisation de la seconde tranche du lotissement, cette allée a été prolongée pour relier l’extrémité de la rue des Hauts Murgers à l’extrémité de la rue du Champ du Puits. De fait, l’allée des Vignes comprend deux segments séparés par une rue.

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Allée des Vignes

DÉNOMINATION GLOBALE DES RUES ET PLACES DE COULOMBS ET DE CHANDELLES PAR LA DÉLIBÉRATION DU 17 FÉVRIER 1962

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Extrait de la délibération du 17 février 1962

LES RUES DU BOURG DE COULOMBS

Avenue de l’Abbaye - Elle commence à la limite de Lormaye formée par la rivière d’Auge, passe devant la maisonnette de l’ancien passage à niveau du chemin de fer, traverse l’Eure, s’enfonce sous les platanes centenaires, passe devant le portail de l’abbaye et se termine à la place de la mairie. Elle emprunte la chaussée de la départementale 983, ancienne nationale 183. La partie bordée par les platanes a été construite en 1867, date gravée sur la pierre du pont construit sur l’Eure. C’est une portion de route récente issue du partage du domaine de l’abbaye qu’on trouve appelée avenue de Coulombs sur les cartes postales au début du vingtième siècle. C’est parce que l’ancienne route qui passait par le moulin était étroite et dangereuse que cette nouvelle voie est construite pour relier en ligne droite Coulombs et Lormaye. Une carte postale de Lormaye permet de constater que la plantation de platanes se continuait sur cette commune mais les arbres ont du gêner les habitations en bord de rue et ont été abattus avant la seconde guerre mondiale.

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L’Avenue de l’Abbaye en 1910

Rue Sully - Nom donné en hommage au célèbre ministre d’Henri IV qui l’a fait construire. Bien que protestant, Sully percevait les revenus de l’abbaye dirigée par un abbé au titre purement nominatif. Sully chercha à faire prospérer l’abbaye. Il n’y avait pas alors de communication directe entre Coulombs, Lormaye et Nogent-le-Roi et l’on devait emprunter la rue des Ponts Marins dont une portion existe toujours à Nogent-le-Roi, traverser l’Eure et des marécages trop souvent inondés pour aboutir au fond de la rue de La Ribordière. A partir de 1607, Sully fait construire une chaussée de 279 toises de longueur sur 18 de largeur et des ponts qui ne furent terminés qu’en 1613 pour relier Coulombs à Lormaye. Cette route devient la route principale et supporte une circulation de plus en plus importante au point que des accidents se produisent parce que les ponts sont trop étroits. Le 27 octobre 1862, on signale au sous Préfet que deux hommes sont tombés dans l’Eure. Le 19 juin 1863, il y a un nouvel accident et le conseil municipal demande la reconstruction des ponts de Coulombs. Finalement, les ponts ne seront pas reconstruits et c’est une nouvelle route qui sera réalisée à cheval sur Coulombs et Lormaye ( voir texte sur l’Avenue de l’Abbaye ). Après son déclassement, l’ancienne route reste un temps à l’abandon et le propriétaire du moulin sera obligé de demander au conseil municipal l’autorisation de la réparer à ses frais pour les besoins de son entreprise.

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Rue de Sully sous la neige vers 1950/1960

Place de la Mairie - La place de la mairie est également issue du morcellement du domaine de l’abbaye par la famille COCHE. C’est par un acte du 27 janvier 1870 que Madame Agathe Lucile PSALMON veuve de Monsieur Charles COCHE et ses enfants vendent à la commune un terrain destiné à la construction d’une future mairie et à l’établissement d’une place. L’acte comporte plusieurs servitudes. Madame COCHE se réserve ‘’ les pierres de tailles formant l’encadrement de la Porte Saint-Jacques ‘’. De quelles pierres s’agit-il ? Impossible de le dire aujourd’hui. On peut seulement supposer que ce sont les pierres qui ont permis d’édifier les piliers du portail se trouvant à droite de la place. ‘’ Il ne pourra, sur le terrain destiné à rester place communale publique, être élevé aucune construction ni planté d’arbres gênant la vue sans son consentement ‘’. A cette époque, le terrain où s’élève l’actuelle mairie était réservé à une future vente et il fallait lui conserver la vue sur la rue du village. ‘’ Toutes les parcelles appartenant encore à la venderesse aboutissant à ladite place y auront un droit d’ouverture, entrée et construction ‘’. Enfin, la commune doit raser le vieux mur d’enceinte des jardins de l’abbaye, niveler la place et l’entretenir à ses frais. La commune a rempli ses obligations et, aujourd’hui encore, la place est dégagée et toutes les propriétés qui la bordent ont un droit de passage. Sur le terrain destiné à être construit, la commune édifiera une mairie école. Ce bâtiment situé à l’emplacement du terrain de jeux qui sert également de parking a été détruit lors du bombardement du 18 juillet 1944. Ce bombardement a blessé deux personnes dont Monsieur DURAND qui décède de ses blessures le 21 juillet 1944 à l’hôpital de Dreux. Ce n’est qu’après le rachat d’une propriété par la commune que la mairie est reconstruite à son actuel emplacement et inaugurée en 1951.

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Place de la Mairie

Grande Rue - Elle est comprise entre la place de la mairie et la place du carrefour du cygne. C’est la rue principale de Coulombs. Elle existe probablement depuis la construction de l’abbaye puisqu’elle y menait. On peut même supposer qu’avant la construction de la rue de Sully, elle finissait en cul de sac à l’entrée de l’abbaye. Cette rue a du être pavée de bonne heure peut être pour faciliter l’accès à l’abbaye. Chez les anciens, parler du ’’ Pavé ’’ désignait la grande rue ce qui la différenciait bien des autres rues restées chemin de terre. C’était la rue commerçante qui a vu se construire l’église Saint-Chéron consacrée en 1701. Les écrits anciens parlent aussi d’une halle où se tenaient les marchés et d’une mare destinée à recevoir les eaux de la rue, deux lieux aujourd’hui disparus et non situés avec précision. Cette traversée de Coulombs a aussi appartenu à la nationale 183. Curieuse destinée que cette route qui selon les régimes est une voie royale, impériale ou nationale avant de devenir une modeste départementale. A noter que sur le cadastre de 1834 , la grande rue du village correspondait à la rue de Sully, une portion de l’avenue de l’Abbaye et la grande rue actuelle.

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La Grande Rue vers 1950

Place de l’Eglise - Aujourd’hui, on entend par place de l’église l’ensemble de l’espace devant et autour de l’église. Le 26 mai 1975, le conseil décide de donner le nom de l’abbé d’Espagnac à la place de l’église. Une plaque est achetée mais jamais posée !! En 1996, la place de l’église a retrouvé sa dénomination antérieure. Un article publié dans le bulletin municipal de l’année 2003 a donné de nombreux renseignements sur l’évolution de cette place qui est en fait l’ancien cimetière autour de l’église. Le jardin du presbytère détruit lors des bombardements de 1944 puis ultérieurement transformé en parking s’est trouvé englobé dans l’espace de la place de l’église jusqu’en 2014 avant d’être nommé place du souvenir été 1944.

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Place de l’Église

Chemin de l’Abreuvoir - Comme son nom l’indique, cette rue, face à l’église, conduit vers la rivière où les animaux pouvaient s’abreuver. On la connaît aussi sous le nom de rue sans bout. A la fin du dix-neuvième siècle une scierie bordait le coté gauche de cette rue avant de céder la place au début du vingtième siècle à une parfumerie prospère qu’un incendie a ruinée. Jusqu’à la tempête de 1999, une haute cheminée de briques rappelait cette usine. La rue de l’abreuvoir et la sente communale qui la poursuit ont aussi été appelées ‘’ les Clos ‘’.

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Chemin de l’Abreuvoir

Rue des Remparts - Le nom de la rue fait allusion au rempart du domaine de l’abbaye dont le haut mur est encore visible. Aujourd’hui, la rue des remparts commence à l’église pour s’achever à la rue de Chandelles. Auparavant, il y avait deux rues : la rue Côtelette de l’église jusqu’au lavoir de la roue et la rue des Remparts du lavoir à la rue de Chandelles. La roue dont il est question est celle du cordier qui profitait d’une faible chute d’eau pour actionner la roue qui lui servait, tel un rouet, à filer le chanvre des cordages. La roue du cordier est clairement cité dans l’état des chemins de 1887. Le lavoir de la roue - qu’on a aussi appelé lavoir des morbiers - a été construit en 1869 en même temps que tous les lavoirs de la commune. Détruit par les bombardements de 1944, il a été reconstruit et est maintenu en état avec peine. A noter que sur un plan du dix-neuvième siècle, la portion de rue qui part de l’église est aussi nommée rue des Bourbiers. Au-delà du lavoir de la roue, la sente qui conduit vers le pont de la Bretêche traverse d’anciens marécages et un lieu-dit dans cette zone s’appelle les Bourbiers. Quant-à l’ancienne rue des Remparts, côté rue de Chandelles, on la trouve aussi appelée chemin allant aux près sur le cadastre de 1834.

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Procession des communiants et communiantes Rue des Remparts vers 1942

Sentier du Pont du Bourg - Un sentier qui domine la rivière et le lavoir dessert quelques maisons. Le pont du bourg franchit la rivière dont certains pensent qu’il s’agirait d’un ancien lit de l’Eure. La construction du pont du bourg, d’après son architecture, pourrait selon certains remonter à l’époque de Sully et pour d’autres à l’époque des travaux entrepris sous Louis XIV. Le pont a servi de modèle dans un ouvrage appelé ‘’ le dessin de paysage étudié d’après nature par H.GUIOT et J. PILLET ‘’. Le sentier et le lavoir figurent sur plusieurs cartes postales. Ce sentier aurait pu s’appeler par le passé ‘’sentier des culbutes‘’ ainsi qu’il apparaît sur une adresse sans que l’on sache s’il s’agit d’une adresse fantaisiste ou non. Ce qui est certain, c’est qu’il existe la photographie jointe et une carte postale ancienne montrant un sentier qui n’est pas encore retenu du côté de la rivière par un mur de maçonnerie jusqu’au lavoir et que les riverains comme les lavandières devaient emprunter avec précaution. Le mur de soutènement construit plus tard s’est effondré dans les années 1970 après le curage de la rivière ce qui avait du affaiblir ses fondations. Malgré le soin apporté à sa reconstruction, on peut constater qu’il a déjà légèrement bougé. Les anciens répètent qu’on ne peut rien faire contre une butte de terre qui pousse inexorablement vers le vide. Bien entendu, de nos jours, on ferait des fondations spéciales en béton armé avec des pieux enfoncés dans le lit de la rivière jusqu’au sol dur. C’est sans doute la solution à mettre en œuvre pour construire des contreforts au mur qui s’écarte.

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Vue sur la Sente du Pont du Bourg avant la construction du mur de soutènement

Carrefour du Cygne - Il apparaît sous ce nom sur l’état des chemins de 1827. C’est vraisemblablement l’hôtel du Cygne qui a donné son nom au carrefour et l’on peut supposer que l’hôtel du Cygne était un établissement ancien renommé des voyageurs. Avant que la rue de Paris soit construite, il n’y avait que trois rues à ce carrefour. Les écrits anciens parlent aussi de la place du jeu de paume qui vraisemblablement était à cet endroit ainsi que le laisse penser une délibération du 26 juillet 1829 suite à une prétention du sieur Godefroy,. Le conseil précise que la place du jeu de paume existe depuis plus d’un siècle, que les fêtes patronales s’y tiennent, que la commune l’utilise pour y déposer des matériaux et qu’il faut maintenir la servitude du chemin qui traverse le jeu de paume pour se rendre aux habitations et caves sous le roc. C’est peut être aussi le lieu de la halle quand on constate le nombre de bâtiments encore visibles sur le cadastre de 1834 avant la construction de la nouvelle route. En 1942, le conseil municipal a décidé d’ajouter au Carrefour du Cygne le nom de Paul CHAPET, maire de Coulombs de 1906 à 1940, qui venait de mourir. Seulement, c’était la guerre et la plaque pour rappeler cet hommage n’a pas été posée à l’époque. Elle a été réalisée il y a quelques années mais sa pose a été différée à la demande de Michel CHAPET (petit fils de Paul CHAPET) qui, pour une raison personnelle, souhaitait qu’elle ne soit scellée qu’après son propre décès. Elle manque toujours à l’heure où ces lignes sont écrites.

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Carrefour du Cygne

Rue de la Cavée de Houdan - Avec la grande rue, la cavée de Houdan a longtemps formé la rue principale du village qui de la place du Cygne gagnait le haut du coteau. Elle faisait partie de la route de Chartres à Magny-en-Vexin qui traverse Coulombs et passe par Houdan. Elle aussi fut rue royale et impériale avant d’être déclassée en 1843 au profit d’une nouvelle rampe devenue la rue de Paris. C‘est dans la cavée de Houdan que se situaient un relais de poste et le pressoir des moines de l’abbaye. La rue est taillée dans la falaise de craie et bordée d’innombrables caves sous le roc qui ont servi de cave à vins. Le fort pourcentage de la cavée de Houdan devait fatiguer les hommes et les animaux à la montée comme à la descente lorsqu’il fallait pousser ou retenir les attelages. Aujourd’hui, après des siècles de bons services, la Cavée de Houdan est devenue une rue sans issue à la demande des riverains qui se plaignaient du non respect du sens interdit à la descente et de la vitesse excessive des automobilistes à la montée. À partir du chemin de la Grimpette, la cavée de Houdan se confond avec le chemin n° 20 de l’état de 1961 appelé Cavée de Houdan. La délibération présentée au Conseil Municipal à la séance du 30 juillet 1843 prévoit que la portion de la route déclassée à partir de la croix dit de la cavée de Houdan (remplacée par le calvaire actuel) jusqu’à la maison des héritiers DUCHÉ devra être classée au nombre des chemins vicinaux ordinaires et à six mètres de largeur.

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Le faux mariage Dupont-Durand dans la Cavée de Houdan - Fête au profit des prisonniers et ouvriers requis en juillet 1943

Rue de la Ribordière - C’est également l’une des plus anciennes rues du village puisqu’elle assurait la jonction entre Nogent-le-Roi et Coulombs avant la construction de la rue de Sully. Elle tire son nom d’un lieu-dit de la commune. On a du aussi l’appeler rue Bordière car elle figure sous ce nom à l’état des chemins de 1827. Elle devait être très fréquentée de par son raccordement à la cavée de Houdan. Cependant, la rue de la Ribordière n’était construite qu’à ses deux extrémités côté cavée de Houdan et côté manoir de la Ribordière. Seule une grange est visible en son milieu (aujourd’hui le n° 22) sur un plan connu daté de 1778. Puis des constructions nouvelles apparaissent, d’abord du côté droit en descendant. Une enquête au milieu du dix-neuvième siècle indique que la rue est principalement habitée par des ouvriers miséreux. Le côté gauche de la rue est essentiellement construit à partir du vingtième siècle. Deux puits, un à chaque extrémité, assuraient le ravitaillement en eau avant l’installation de l’eau potable. Aujourd’hui, la rue de la Ribordière commence à la cavée de Houdan et s’achève au carrefour d’entrée du domaine de Rougemont. Autrefois, elle devait se terminer dès la maison de la Ribordière à son intersection avec la rue venant de Nogent-le-Roi qu’on appelait la rue des Ponts Marins. La maison d’habitation de la Ribordière a remplacé une bâtisse visible sur le plan de 1778 dont on devine encore des vestiges. En 1686, les moines chassés de l’abbaye transformée en hôpital lors de la construction de l’aqueduc de Maintenon ont du se réfugier dans cette maison mise à leur disposition par la famille SCANAVIN dont l’un des représentants est écuyer, l’un des cent gentilhommes de la maison du Roy selon un acte de mariage de la paroisse. Je n’ai pas trouvé d’explication certaine au mot Ribordière dans les ouvrages sur la toponymie. Il provient peut être de borde qui signifiait maison ou ferme.

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La Rue de la Ribordière en 1907

Chemin de la Grimpette - C’est en effet une belle grimpette que ce chemin pittoresque qui relie la rue de la Ribordière à la Cavée de Houdan. En 1827, on l’appelle encore rue des Ponts Marins. Avant la création de la rue Sully en 1613, c’était donc la rue qui, venant de Nogent-le-Roi - où elle porte encore ce nom- franchissait l’Eure et les marécages puis permettait d’aller vers Prouais et Faverolles en ligne directe. Sans visibilité, étroit et pentu, ce chemin devait aussi occasionner bien des embarras aux attelages qui s’y croisaient.
Sur l’état de 1961, le chemin de la Grimpette porte le n° 65 commençant à la rivière du Pont du Bourg et se terminant à la Cavée de Houdan.

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Chemin de la Grimpette

Rue de Paris - la pente et la faible largeur de la cavée de Houdan devaient être un handicap pour la circulation sur la route de Chartres à Magny au point d’imaginer une rampe plus accessible. C’est ainsi qu’une délibération du conseil municipal en date du 22 décembre 1839 ouvre une enquête commodo incommodo pour la rectification de la côte de Coulombs sur la route royale 183. Les travaux sont réalisés par l’Etat et la commune ne possède pas d’archives particulières sur cette opération. C’est l’ouverture de cette nouvelle portion de route qui entraîne le déclassement de la cavée de Houdan en simple voie communale dès le 30 juillet 1843. En haut de la rue de Paris, à la pointe de la dernière maison sur la gauche avant le carrefour, se trouvait le puits le plus profond de Coulombs faisant paraît-il 33 mètres. La partie visible de ce puits a été détruite à la fin des années 1950 et la gaine a été recouverte pour éviter tout accident.

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Ils posent à l’entrée de la Rue de Paris vers 1943

Rue d’Épernon - Le 13 juillet 1845, le conseil municipal est appelé à se prononcer sur le tracé de la route de Nogent-le-Roi à Épernon et donne un avis défavorable. En août 1847, un nouveau tracé est proposé. En 1849 et 1850 deux délibérations traitent de l’acquisition des terrains et une délibération de 1856 évoque la fin du paiement des terrains. Le fait de relier la nouvelle rampe de la rue de Paris directement à la route qui conduisait vers Épernon évitait lorsqu’on venait de Faverolles le long chemin de la descente de la rue de Paris, la traversée du bourg par la rue de Chandelles et la remontée par la cavée de Paris ( et inversement si l’on venait d’Épernon ). La route a du être construite par l’Etat ou le Département entre 1850 et 1856 puisque dès mai 1854 le conseil municipal décide la translation du cimetière pour remplacer celui autour de l’église jugé dangereux pour la salubrité et recherche des terrains. Les crédits sont votés le 10 mai 1857 et le cimetière, route d’Épernon, est inauguré le 15 Août 1859. Longtemps non construite, la rue d’Épernon a vu ses premières maisons vers 1960 avec l’extension du village. A noter que la dernière maison isolée sur la gauche porte un numéro fantaisiste à son adresse postale et qu’elle fut un temps la résidence secondaire d’une danseuse connue : Lysette d’Arsonval.

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Retour du cimetière, Route d’Épernon

Rue de Chandelles - C’est l’ancienne rue de la Bezetterie qu’on a appelé rue de Chandelles. Il paraît qu’en 1962, on a voulu éviter des plaisanteries grivoises que le terme Bezetterie pouvait susciter. C’est pourtant bien sous ce nom que la rue est désignée dans des actes notariés et sur des cartes postales au début du vingtième siècle. Le bezet est un jeu de dés. La bezetterie était l’établissement où l’on jouait au bezet. Cette rue a été un temps morcelée et appelée rue de Paris dans la première portion coté carrefour du Cygne puis rue de la Bezetterie dans la seconde portion jusqu’à la Cavée de Paris. Sur le cadastre de 1834, elle porte le nom de chemin de Coulombs à Villiers. La rue de Chandelles a été en partie détruite lors du bombardement du 12 juillet 1944 vers 20 heures qui a fait quatre victimes. Les bombes ont tué Madame BESLAY dans sa maison et Madame BONARD qui passait dans la rue. Madame MERCIER qui accompagnait Madame BONARD mourra quelques heures plus tard des suites de ses blessures ainsi que Monsieur DEFRAIN qui décédera le 17 juillet. Il y a eu neuf blessés et onze maisons ont été détruites. A partir de la fin des années 1950, la rue de Chandelles s’est considérablement allongée vers le hameau de Chandelles en raison des nouvelles constructions.

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La Rue de Chandelles avant le bombardement de 1944

Rue de la Cavée de Paris - D’une pente moins prononcée que la cavée de Houdan, la cavée de Paris est également creusée dans le coteau et bordée de caves. En 1827, c’est le chemin de Paris. Elle apparaît sous le nom de chemin des bœufs sur le cadastre de 1834 . Il faut imaginer des troupeaux venant parfois de Bretagne ( voir le texte de la rue du chemin aux bœufs ) qu’il fallait encadrer, nourrir et désaltérer sur plusieurs jours jusqu’à l’arrivée à Paris. Avant la construction de la rue d’Épernon, on quittait Coulombs par la cavée de Paris pour gagner Épernon, Rambouillet, Versailles et Paris ; C’est le chemin n° 16 sur l’état de 1961 appelé chemin de Coulombs à Senantes dit Cavée de Paris.

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Rue de la Cavée de Paris

Chemin des Prairies - La délibération de 1962 n’a pas tenu compte de ce court chemin qui permet d’aller à la Ferme de Près et qui porte le n° 18 à l’état de 1961 sous le même nom de chemin des Prairies. Il semble qu’en 1962 la ferme des Près était encore occupée par un couple qui en assurait le gardiennage ce qui aurait justifié une adresse postale. La carte postale montre le chemin qui part de la rue de Sully. On aperçoit le pont qui porte le nom de pont du Sauvage. C’est une délibération du conseil municipal du 21 septembre 1828 qui a décidé de la construction du pont du Sauvage. Puis le 6 mai 1855, il est question d’établir un barrage sur la rivière du Sauvage souvent à sec. Mais de quel Sauvage il s’agissait ? un homme qui portait ce nom, un homme difficile à vivre, un homme à demi fou ? Le mystère reste entier. La maison du Sauvage est déjà citée dans les revenus de l’abbaye en 1771. Quant-à la rivière, il semble s’agir d’un fossé creusé pour la défense de Coulombs ’’lequel a esté faict pour la fortification du bourg dudit Coullombz pour empescher les gens de guerre, aulx frais et despens tant du sieur abbé dudit Coullombz et religieux d’icelle abbaye que des habitans dudit bourg de Coullombz’’. Il est vraisemblable que ce sont les guerres de religion du seizième siècle qui sont visées dans ce texte.

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Chemin des Prairies

Une ruelle et deux rues oubliées - L’inventaire des archives ecclésiastiques établi au dix-neuvième siècle par L. MERLET mentionne une ruelle et deux rues dont l’usage s’est perdu et qu’il est difficile de situer avec certitude.

Ruelle du Presbytère Elle est citée en raison d’un acquêt par la Fabrique de Coulombs d’une maison pour servir de maison d’école et dont les réparations ont été faites par l’Abbé de BOISFRANC qui dirigeait l’abbaye entre 1678 et 1742. Avant 1701, le presbytère devait être proche de l’église paroissiale accolée à l’abbaye. Avait-il donné le nom à une ruelle où une école a été installée ? La paroisse cède ce presbytère à l’abbaye pour agrandir l’enclos des religieux contre la construction d’un nouveau presbytère. Ce nouveau presbytère a été construit à proximité de l’église Saint Chéron ouverte aux paroissiens en 1701 donc dans l’actuelle rue des Remparts qui n’a pas le caractère d’une ruelle. Il s’agissait en 1701 de la rue Côtelette mais l’école dont on a la trace dans cette rue serait plutôt établie au siècle suivant.

La rue Cordelette Elle est mentionnée au sujet de procédures faites en 1701 pour le retrait lignager d’un jardin dans cette rue acquis par les religieux sur Guillaume Texier. Il pourrait s’agir du jardin où a du être construit le presbytère en annexe de l’église. Si tel est le cas, c’est l’actuelle rue des Remparts dans son ancienne portion qu’on appelait rue Côtelette. Est-ce une erreur de transcription ou de lecture qui a transformé cordelette en côtelette sans que l’on puisse aujourd’hui dire quel est le vrai nom de cette ancienne rue ? Je me garde bien de trancher mais j’observe que cette portion de rue s’arrêtait à la roue du cordier (voir plus haut la rue des Remparts)...Et que fait un cordier sinon des cordes et des cordelettes ?

La Rue de la Bretonnerie. En 1519, une donation est faite par Robert Robert, prêtre, d’une maison rue de la Bretonnerie à Coulombs. Il faudrait consulter ce document pour savoir s’il contient des précisions permettant de connaître la position de cette rue. À part cette donation, cette rue est totalement inconnue.

LES RUES DU HAMEAU DE CHANDELLES

Dans son ouvrage sur le canton de Nogent-le-Roi, E. LEFEVRE écrit en 1864 que Chandelles pourrait être le berceau de l’abbaye de Coulombs. Au VIIIème siècle des moines de Saint Germain avait des possessions dans le Drouais et candela (candelle ou chandelles) désigne la fête d’une confrérie. Or, une chapelle existait encore à Chandelles au XIII siècle. La position de cette chapelle est inconnue. Curieusement, on trouve des actes de baptême d’enfants nés à Chandelles qui se font à la paroisse de Senantes, sans doute parce que des maisons de Chandelles relevaient de la seigneurie de Senantes. Aujourd’hui, le hameau de Chandelles se partage entre Coulombs et Villiers-le-Morhier sans que l’on sache à quelle époque il a débordé sur le territoire de Villiers. Il en est de même de quelques rues partagées entre les deux communes en raison des limites séparatives ou de nouvelles constructions réalisées au vingtième siècle.

Rue de Chandelette - Elle porte le nom d’un lieu-dit du cadastre. C’est une portion de la rue principale du hameau de Chandelles qui commence au carrefour avec les rues des Bois et des Près jusqu’à la sortie du hameau coté Coulombs. Sur le cadastre de 1834, il existe un chemin de Chandelette qui commence près de l’ancien passage à niveau (démoli pour les travaux du futur rond point de la déviation) à la hauteur de la rue des Plantes pour aller jusqu’à la limite de Lormaye (petit étang de la gaule nogentaise). Dans cette zone, sur la gauche, s’élevait une ferme dite de Chandelette visible sur le plan de la seigneurie de Coulombs en 1778 et déjà disparue en 1834.

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Rue de Chandelette

Rue de Lormaye - Sur la délibération du Conseil municipal de 1962, cette rue est nommée entre la rue de Chandelette et la rue de Villiers. Aujourd’hui, il n’existe pas de plaque pour la signaler ni de rue à ce nom. Il pourrait donc s’agir de la portion de rue qu’on a finalement appellée la grande rue de Chandelles. Monsieur Petit, ancien maire, ne se souvient pas des raisons de ce changement et n’a pas pu me renseigner à ce sujet. A noter que la route qui relie Chandelles à Lormaye est un chemin départemental. En quittant Lormaye, à gauche après le pont de la Bretêche, une bande de terre qu’on appelait la digue appartient à la commune de Coulombs au titre des anciennes possessions des moines et renferme une petite habitation qui mériterait une adresse. Mais plutôt qu’une rue de Lormaye sur Coulombs, ne vaudrait-il pas mieux retenir le nom de la rue du Péage comme à Lormaye ?

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Rue de Lormaye ou rue du Péage ?

Rue de Villiers - C’est une portion de la rue principale de Chandelles comprise entre l’extrémité du hameau à la limite de la commune de Villiers-le-Morhier et la placette située à l’intersection avec la rue de Beaulant. De plus, c’est bien la rue qui conduit à Villiers-le-Morhier. Elle se continue sur le territoire de Chandelles appartenant à Villiers-le-Morhier sous le même nom de rue de Villiers.

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Rue de Villiers-le-Morhier

Rue des Bois - Elle conduit vers le coteau et les bois de Chandelles à partir du carrefour avec la rue de Chandelette en coupant la rue des Plantes et dessert un ancien passage à niveau. À l’intersection de la rue des Plantes, elle se confond avec le chemin n° 7 de l’état de 1961 appelé chemin de Chandelles à Dancourt dit chemin des Bois.

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Rue des Bois

Chemin des Plantes - C’est une rue parallèle à la rue principale de Chandelles qui présente l’avantage de ne pas avoir été morcelée. Elle commence à la rue de Beaulant et se termine en dehors de Chandelles côté du bourg de Coulombs à son intersection avec le chemin départemental 116. C’est une portion du chemin n° 10 à l’état de 1961 appelé chemin de Coulombs à Villiers-le-Morhier. Elle porte le nom d’un lieu-dit du cadastre. Elle dessert principalement l’arrière des maisons de Chandelles d’un côté et donne directement sur les champs de l’autre coté mais cette situation évolue rapidement vers une véritable rue en raison de constructions récentes dans les champs. Sur le cadastre de 1834, c’est encore le chemin de Coulombs à Villiers qui se poursuit.

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Chemin des Plantes

Rue de Beaulant - De la placette formant l’intersection avec la rue de Villiers, elle conduit également vers le coteau et les bois de Chandelles en rencontrant la rue des Plantes, l’intersection avec la rue de la Palette sur Villiers, la rue de la Louvière avant de franchir sur un pont la tranchée de l’ancienne ligne de chemin de fer. Elle est aussi, comme la rue des Plantes qu’elle prolonge, une portion du chemin n° 10 sur l’état de 1961. Beaulant est un lieudit du cadastre. En généalogie, le nom Beaulant est un dérivé de bauler (hurler) en parlant du vent. Il s’agirait donc du lieu où hurle le vent. En raison des nouvelles constructions, une maison de la rue de Beaulant se trouve être sur le territoire de Villiers-le-Morhier et a nécessité un panneau pour l’indiquer.

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Rue de Beaulant

Chemin de l’Ecluse - C’est le chemin qui conduit au moulin de l’Écluse dont une portion à partir de la rue de Villiers est mitoyenne avec la commune de Villiers-le-Morhier. Sur l’état des chemins de 1961, il porte le n°12 et se nomme Chemin de Chandelles à l’écluse dit des Pâtis Canon. Les pâtis sont des terrains en friche où l’on fait paître des bestiaux. Quant-aux canons, ce mot désignait à l’origine le tube des roseaux avant de s’appliquer aux armes à feu. Ce chemin traverse effectivement des prairies humides et inondables.

Dès le dixième siècle, les moines de Coulombs avaient établi une pêcherie et une écluse qui fut renforcée lorsque l’Eure fut canalisée pour la rendre navigable. Le Moulin de l’Écluse est un moulin sur l’Eure construit en 1823 transformé en résidence privée (gravement endommagé par un incendie en 2015, on ne peut qu’espérer sa restauration). L’étang de Chandelles (en fait il existe un second étang dans une propriété privée) a été creusé pour tirer le ballast nécessaire à la construction de la ligne de chemin de fer à partir de 1883 et longe ce chemin sur la gauche. Il ne doit pas être confondu avec le plan d’eau intercommunal de création plus récente. Une délibération du conseil municipal a autorisé dans les années 1970 le creusement de cette nouvelle ballastière exploitée par l’entreprise GALLAS d’Epernon. Là encore, il existe un deuxième plan d’eau dans une propriété privée qui a été exploité quelques années comme lieu de pêche sous le nom d’Aquavive et qu’on aperçoit sur la droite du chemin de l’Écluse.

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Chemin de l’Écluse

Grande Rue - Cette dénomination n’existe pas dans la délibération du conseil municipal de 1962 et, sauf erreur, je n’ai pas trouvé trace d’une délibération ultérieure l’instituant. Cependant, la portion de la rue principale de Chandelles comprise entre la rue de Chandelette et la rue de Villiers porte ce nom (elle semble donc remplacer la rue de Lormaye visée dans la délibération de 1962).

Depuis une bonne dizaine d’années, lorsque le hameau de Chandelles n’est pas saisi dans la mémoire des ordinateurs, la Grande Rue de Chandelles et la Grande Rue de Coulombs sont confondues d’où des erreurs fréquentes dans la distribution du courrier...et quelques récriminations des usagers tant du bourg de Coulombs que du hameau de Chandelles. En 2003, le conseil municipal a proposé de supprimer la Grande Rue à Chandelles et de prolonger la rue de Villiers. L’avis des riverains a été demandé et, à leur majorité, ils se sont prononcés pour conserver le nom de ‘’Grande Rue‘’.

A noter que sur le cadastre de 1834, toute la traversée de Chandelles est appelée Rue de Chandelles et qu’elle comprend les trois rues actuelles : rue de Chandelette, Grande Rue et rue de Villiers. En 1962, on aurait pu faire plus simple…sauf que si cette solution avait été retenue, la rue de Chandelles à Chandelles aurait sans doute été confondue avec la rue de Chandelles à Coulombs qui remplaçait la rue de la Bezetterie...

Pour ma part, je pense qu’il faudrait tout simplement utiliser le terme Grande Rue de Chandelles. C’est d’ailleurs ce nom que retient le Service du Cadastre dont les plans sont consultables en ligne. Ainsi, le nom de la rue resterait quasiment identique et il ne serait pas nécessaire de faire immédiatement une multitude de changements d’adresses. Ils se feraient au fur et à mesure des changements de papier d’identité, des relations avec les banques ou les administrations, voire de l’arrivée des nouveaux habitants qui déclareraient spontanément cette nouvelle adresse.

Parfois, en ne réglant pas un problème, il arrive que le temps qui passe le fasse oublier. Mais quand le SAMU de Dreux vient chercher dans la grande rue de Coulombs, un habitant qu’on situe finalement grande rue à Chandelles, il y a comme un moment d’affolement. Le Conseil municipal a donc décidé dans sa réunion du 19 octobre 2018 le changement de nom de la Grande Rue à Chandelles en Rue de Villiers et d’en revoir la numérotation des habitations.

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Grande Rue de Chandelles

Chemin des Près - Il n’existe pas dans la délibération de 1962 alors qu’il dessert déjà deux habitations et n’a pas été repris dans une délibération ultérieure. A cette époque, sa principale utilité était de conduire au lavoir des communs et dans les près. D’ailleurs, sur l’état des chemins de 1961, il porte le n°11 et se nomme chemin de Chandelles au lavoir communal. Les communs à Chandelles sont un lieu-dit du cadastre. Ils pourraient correspondre à une ancienne vaine pâture qui, avant la révolution de 1789, était un droit accordé à un ensemble d’habitants pour faire paître des animaux sur des terres qui ne leur appartenaient pas.

En fait, le chemin des Près a pris la place de l’Impasse des Communs qui, elle, est bien citée dans la délibération de 1962. M. PETIT, ancien Maire, m’a indiqué que ce changement avait été opéré parce que les communs ne signifiaient plus grand chose aux habitants de Chandelles.

À partir de 1970, la création d’une ballastière a considérablement transformé cette zone engloutissant une partie des près dans deux plans d’eau (voir chemin de l’Écluse). A la fin de l’exploitation de la ballastière, des terrains formant un des plans d’eau ont été vendus à un syndicat intercommunal constitué pour acquérir cette propriété et la gérer. Le Chemin des Près qu’il a fallu élargir est devenu la route d’accès au plan d’eau intercommunal. Inutilisé et déjà en ruines, le lavoir des communs a été détruit. À proximité, un parking a été aménagé pour les véhicules des visiteurs du plan d’eau. Une stèle érigée en 2005 à l’entrée du plan d’eau rappelle le nom des neuf aviateurs tombés en 1944 à Chandelles et à Lormaye. En effet, trois avions se sont écrasés : un chasseur Mustang sur la digue de l’Eure le 28 janvier 1944, un bombardier lourd Lancaster le 1er juin 1944 à proximité de l’entrée du plan d’eau, un chasseur Lightning P 38 au carrefour Malépart à Lormaye le 14 juillet 1944.

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Chemin des Près

Une impasse sans nom - C’est une impasse prenant rue de Chandelette qui dessert des près et permettait aussi d’accéder au lavoir des communs (voir chemin des Près). Aujourd’hui, elle peut constituer un second accès piétonnier au plan d’eau intercommunal. Sur l’état des chemins de 1961, elle correspond au chemin n° 13 dit chemin des Plantes qui commence à la départementale 116, tend vers l’ouest et se termine au sentier n° 46 dit des Aunaies Sorets.

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Une impasse sans nom

LA RÉSIDENCE DU DOMAINE DE ROUGEMONT

Dans le Perche, la colline de Vichères appelée aussi coteau de Rougemont se trouve être le sommet du Département d’Eure-et-Loir qui culmine à 285 mètres. Curieusement, c’est aussi le nom du lieu-dit du cadastre où est implanté cette résidence qui correspond presque au point le plus haut de Coulombs (136 mètres au calvaire en haut de la cavée de Houdan, 142 mètres à la sablonnière et 149 mètres à la limite de Coulombs sur la route d’Epernon). Ce nom provient probablement de la couleur rouille de la terre sablonneuse qui contient du minerai de fer.

La résidence de Rougemont a été implantée en 1961 à l’emplacement d’un bois aux essences variées et rares qu’on appelait les Charmilles et qui avait été aménagé par le Baron COCHE dont la famille était implantée à Coulombs. Le nom de Charmilles vient d’une tonnelle réalisée par la plantation de charmes. Le Baron COCHE qui a été Maire de la Commune de 1893 à 1906 est décédé à Coulombs en 1931 et y est inhumé.

Le morcellement de cette propriété a permis la réalisation de lots où se sont installés au début des résidents secondaires aisés, venant de la région parisienne et voulant disposer de terrains de surface conséquente dans un domaine privé et boisé. A la faveur des reventes, le domaine de Rougemont demeure une résidence privée de standing dont les propriétaires sont devenus en majorité des habitants permanents de la commune.

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Plan du Domaine de Rougemont

Huit avenues ou allées ont été dessinées. L’aménageur du lotissement leur a donné un nom. S’agissant d’un domaine privé, ces avenues et allées ne font pas partie des voies communales. Aussi, aucune plaque n’a été posée pour rappeler leur dénomination. Les numéros des habitations sont ceux attribués aux lots d’origine sans respecter le côté pair ou impair des rues.

L’Avenue de Coulombs permet l’entrée dans le domaine et commence au bout de la rue de la Ribordière. C’est une côte en entrant - et une descente en sortant - qu’un cycliste n’oublie jamais en raison de son fort pourcentage, bloqué sur les pédales ou sur les freins.

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Avenue de Coulombs

L’Avenue des Bocages prolonge l’avenue de Coulombs dans une partie moins pentue jusqu’à une intersection avec l’Avenue du Belvédère et l’Avenue des Bois.

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Avenue des Bocages

L’Avenue du Belvédère est une voie sans issue qui débute à son intersection avec l’Avenue des Bocages et l’Avenue des Bois et se termine sur une place ronde qui sert de belvédère face à la vallée de l’Eure et à Nogent-le-Roi. Le point de vue y est remarquable...après la chute des feuilles car la végétation qui s’est développée a considérablement masqué la vue sur la vallée pour l’ensemble de cette rue.

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Avenue du Belvédère

L’Avenue des Bois commence à la même intersection que l’avenue du Belvédère et se termine à l’intersection avec l’Avenue de Rougemont. Elle figure sous le nom Avenue des Bois sur le plan d’origine du domaine mais est nommée Avenue des Tennis sur un plan daté de 1962 pour le bornage des parcelles mises en ventes. Un terrain avait été réservé pour la création de tennis et des arbres avaient été plantés pour le délimiter. Les tennis n’ont jamais été réalisés et le terrain a été vendu pour de nouvelles constructions. Le nom de la rue est revenu à sa dénomination initiale sur le plan d’accueil du Domaine mais est resté sous le nom d’Avenue des Tennis sur le cadastre de la commune.

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Avenue des Bois et carrefour de l’Allée de Bréchamps

L’Allée de Bréchamps est une impasse qui s’ouvre dans l’Allée des Bois, se dirige en direction de la commune voisine de Bréchamps et se termine sur les champs à la limite du lotissement.

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Allée de Bréchamps

L’Avenue de Rougemont raccorde l’Avenue des Bois et la route de Bréchamps et forme la seconde issue de ce lotissement. Cette avenue ne manque pas de charme. Elle a été établie sur une voie d’accès délimitée par une haie de buis plantée au début du vingtième siècle dès l’origine des Charmilles et toujours bien entretenue. Coté route de Bréchamps, au temps du Baron COCHE, elle était prolongée par une plantation de hauts conifères qui n’appartient plus au domaine. Cette plantation qui fut de toute beauté a été endommagée par la tempête de 1999. À l’intérieur du domaine, elle se termine sur un piédestal en pierres taillées qu’on a longtemps appelé ’’les statues’’. Les statues n’existaient plus à la fin de la guerre 1939-1945. Ont-elles vraiment été posées sur ce piédestal à l’époque du Baron COCHE ? Rien ne permet de l’affirmer et les souvenirs divergent sur ce point tandis qu’une photo ancienne montre un piédestal vide. En revanche, d’autres statues ont bien été installées par le Baron COCHE dans son domaine des Charmilles : deux faunes musiciens apparaissent sur une carte postale et une grande statue censée représenter une saison ou une divinité est sur une photo familiale prise par un habitant du village.

Pour être complet, il faut signaler un chemin qui commence à proximité du piédestal de l’Avenue de Rougemont et dessert trois lots du domaine. Ce chemin visible sur le cadastre n’est pas dessiné sur le plan à l’entrée du domaine. On pourrait croire qu’il ne fait pas partie de la voirie appartenant à l’ensemble des copropriétaires mais être établi sur la propriété des trois riverains concernés. Il s’agit en fait d’un prolongement de l’avenue de Rougemont puisque les trois maisons possèdent cette adresse. Dans sa première portion, il appartient à la voirie du domaine car il n’existe pas de servitude de passage dans l’acte d’achat du premier lot puis il dessert les deux autres lots de manière privée. L’une de ces maisons a servi de décor pour la scène d’un téléfilm tourné en 1968 auquel ont participé des figurants locaux.

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Avenue de Rougemont et l’ancien piédestal

La Promenade des Terrasses des Charmilles correspond à une double allée piétonne à l’intérieur du domaine. La première allée surplombe le chemin communal qui conduit à Ruffin (chemin de la Grenouillère) et une haie de buis forme une clôture naturelle. Comme pour l’Avenue de Rougemont, la haie de buis a été plantée à l’origine des Charmilles par un jardinier qui, jusqu’à sa mort, l’a consciencieusement taillée, peut être même bénévolement. Les aménageurs de la résidence ont fort heureusement conservé cette haie qui continue d’être entretenue par les copropriétaires. La seconde allée correspond à la Charmille proprement dite qui avait donné son nom à l’ensemble. C’était une allée bordée de charmes taillés en tonnelle du plus bel effet toujours entretenue par le même jardinier. Malheureusement, une longue période d’abandon et une maladie des charmes ont ruiné la tonnelle dont il ne subsiste que quelques portions encore visibles et sauvegardées avec peine. Quelques cartes postales conservent le souvenir de cette tonnelle au temps de sa splendeur.

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Les Charmilles

L’Allée des Cyprès est une allée piétonne qui relie la Promenade Terrasse des Charmilles au début de l’allée des Bocages. Elle traverse une zone plantée de divers conifères aujourd’hui en très mauvais état.

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Allée des Cyprès

LES HAMEAUX DE COULOMBS

BRÉCHANTEAU

Ce lieu est mentionné dès 1028 parmi les possessions de l’abbaye de Coulombs. Son nom aurait pour origine latine brocoe chantellus, le petit champ du bois (d’après LEFEVRE déjà cité).

Avant 1800, on disait BRICHANTEAU et la terre appartenait à un seigneur du même nom. Les seigneurs de BRICHANTEAU ont constitué dès le douzième siècle une famille illustre de serviteurs des rois jusqu’à la révolution de 1789. L’un d’entre eux a combattu à la bataille de Dreux en 1562. Un autre portait le titre de Marquis de Nangis et fut maréchal de camp et tué à la bataille de Gravelines en 1644.

A partir de 1744, le domaine appartenait à Antoine GOGUIER, écuyer du Roi, dont les démêlés avec la toute jeune commune naissante après 1789 ont laissé quelques traces écrites (voir la rubrique quelques personnalités locales).

Issue d’un domaine seigneurial, Bréchanteau est restée une ferme importante. Située à proximité d’une rivière qu’on appelle tantôt la rivière Sainte-Geneviève, la Maltorne ou Moltroue, la ferme avait un moulin fonctionnant sur un bief aujourd’hui à sec.

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Vue sur le Hameau de Bréchanteau

RUTZ

L’orthographe RUS, RU ou RUTZ se rencontre. Ce serait le nom d’une ancienne villa franque. Ce lieu est sans aucun doute très ancien puisqu’on a découvert à proximité le vestige d’une motte féodale. Il est également nommé en 1028 parmi les possessions de l’abbaye de Coulombs. C’était une ferme seigneuriale. On trouve trace d’une sentence de 1584 condamnant un dénommé Gilles POULLARD à être pendu à RU et ses biens confisqués au profit de l’abbé de Coulombs.

Une partie des bâtiments actuels ont été construits ou modifiés lorsque l’abbé d’Espagnac dirigeait l’abbaye ainsi que l’atteste une pierre gravée. Il semble qu’un des derniers descendants de la famille Brichanteau ou Goguier y possédait encore une ferme et des terres qui sont mises en vente entre 1808 et 1810 comme bien nationaux ‘’appartenant à M. et Mme Brichanteau ascendants d’émigrés‘’.

Sous le premier Empire, le domaine était revenu au neveu de l’abbé d’Espagnac. Puis la famille BALAGNY qui donna deux maires à Coulombs y a résidé. Baigné également par la Maltorne, le domaine comprenait un moulin. Ce dernier était encore cité dans un bail de 1902 comme un moulin à farine avec deux paires de meules de 1,50 mètre de diamètre. Aujourd’hui, le moulin a été incorporé à l’habitation principale et il ne subsiste plus que le vannage. Le domaine ancien a été transformé en résidence secondaire et une seconde habitation a été construite autour des années 1960 de l’autre coté du chemin d’accès dans un style voisin de celui du domaine primitif.

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Vue sur le Hameau de Rutz

HÉLIOT

Il s’agit d’une ferme seigneuriale située au milieu des champs. HÉLIOT paraît déjà exister sous Charlemagne sous le nom de Hitlini-villare ce qui correspond à un petit bourg de quelques maisons (d’après LEFEVRE déjà cité). Ce hameau a d’abord été rattaché à la commune de Senantes jusqu’au dix-huitième siècle. C’est par une vente intervenue en 1775 que l’abbé d’Espagnac a réuni le domaine à Coulombs. Aujourd’hui, la ferme d’Héliot est transformée en résidence secondaire. L’actrice Danièle DARRIEUX y a résidé quelques années.

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Vue sur le hameau d’Héliot entouré de végétation

BEAUDEVAL

Ce n’est pas à proprement parler un hameau. Son nom ( Beaudeval ou Baudeval ) provient du ruisseau qui traverse le vallon venant du bois du Groussay dans les Yvelines pour aller se jeter dans la Maltorne à Bréchamps. C’est actuellement une zone industrielle qui compte deux entreprises dont l’usine TRAMICO.

Beaudeval se construit à partir de 1856 lorsqu’une tuilerie est installée et qu’on y bâtit une maison d’habitation (voir la rubrique souvenirs d’autrefois). Mais dès le douzième siècle, on cite Beaudeval comme le lieu où l’abbé de Coulombs construit un hospice pour les gentilshommes pauvres connu sous le nom de l’aumône de Coulombs. On sait que l’Aumône est aujourd’hui un hameau de la commune de Saint-Laurent-la-Gâtine qui conserve le vestige de la chapelle de l’hospice et devait donc s’appeler Beaudeval à l’origine.

Sur la photo, le bâtiment au premier plan recouvert de tuiles semble être le dernier vestige de l’ancienne tuilerie.

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Hameau de Beaudeval, l’usine Howa Tramico

L’ÉCLUSE

Comme Beaudeval, ce n’est pas franchement un hameau. C’est au départ une propriété qui figure dans les possessions de l’abbaye de Coulombs (voir chemin de l’Ecluse sur Chandelles). Une écluse sur l’Eure y a été construite puis un moulin qui regroupait bâtiments industriels et maison d’habitation.

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Le Moulin de l’Écluse

LA FERME DES PRÈS

Elle n’apparaît jamais dans la liste des hameaux de Coulombs. Elle était située dans la prairie le long de l’Eure au delà du moulin de Coulombs en limite de Nogent le Roi, son accès se faisait par un chemin privé se poursuivant par un court chemin communal qui se raccorde à la rue de Sully. Elle appartenait au baron COCHE et communiquait avec les Charmilles (domaine de Rougemont). Sa construction a du avoir lieu à la fin du dix-neuvième siècle et elle était déjà abandonnée dans les années 1970. Un bâtiment encore debout mais en mauvais état signale sa présence.

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La Ferme des Près

NOTE COMPLÉMENTAIRE

L’examen des différents documents cités en tête de cet article montre qu’ils contiennent des anomalies. Tantôt des différences qui ne sont pas justifiées existent entre les listes, tantôt c’est le cadastre qui ne correspond pas avec les listes, tantôt des oublis apparaissent ou des biens qui n’existent plus sont repris sur les listes. C’est particulièrement le cas pour les chemins communaux en raison des remembrements et les sentes communales qui ont beaucoup varié au cours du temps à la suite de vente ou d’échange.

C’est évidemment moins sensible pour les rues du bourg et du hameau de Chandelles. Cependant, l’état des chemins dressé en 1961 suscite une interrogation. Il est normal de ne pas y trouver les rues qui sont établies sur les routes départementales à savoir : au bourg l’avenue de l’Abbaye, la Grande Rue, la Rue de Paris, la Rue d’Épernon, la Rue de Chandelles et à Chandelles la rue de Chandelette, la Grande Rue et la rue de Villiers. Mais pour quelles raisons des rues qui sont manifestement communales n’y figurent pas ou partiellement alors que d’autres y sont recensées ? Ainsi, on peut constater que :
- une partie de la cavée de Houdan de la départementale 983 au carrefour du Cygne jusqu’au chemin de la Grimpette est absente.
- la rue de la Ribordière est absente.
- la rue de Sully est absente.
- le chemin de l’Abreuvoir est absent.
- une partie de la rue des Remparts qui correspond à l’ancienne rue Cotelette de l’église au lavoir de la roue est absente.
- il y a une portion du chemin des Bois et de la rue de Beaulant qui ne serait pas prise en compte entre la départementale 116 (traversée de Chandelles) et la rue des Plantes.

Enfin, toutes les rues nouvelles créées depuis 1961 ne sont pas recensées. Bien entendu, la voirie privée du Domaine de Rougemont et les voies des lotissements qui n’ont pas encore été rétrocédées à la commune ne peuvent pas être prises en compte.

Roger TEMPÊTE