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GRATIEN CANDACE

dimanche 25 janvier 2015, par rogertempete

GRATIEN CANDACE, UN MINISTRE INHUMÉ A COULOMBS

Dans le cimetière de Coulombs, le long du mur, au dessus du caveau provisoire, sur la treizième tombe de granit rose, on lit : Gratien CANDACE, 1873 - 1953, Député, Ministre, Vice Président de la chambre des députés.

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Gratien CANDACE vivait à Lormaye où il est décédé le 11 avril 1953 mais c’est sur le coteau de Coulombs qu’il a choisi de reposer face au soleil car c’est au soleil de la Guadeloupe qu’il était né 80 ans plus tôt le 18 décembre 1873 à BAILLIF, commune proche de BASSE TERRE.

L’intelligence du jeune Gratien est remarquée par ses maîtres qui le dirigent vers l’enseignement. Instituteur en Guadeloupe, ses supérieurs l’incitent à poursuivre ses études en métropole. A Toulouse, il obtient une licence es sciences naturelles et se voit aussitôt confier une mission en Afrique qui lui vaut les félicitations du ministre aux colonies. Il étudie encore et obtient un doctorat es sciences. En 1906, il est appelé à Paris au cabinet du ministre du travail.

Il commence alors une carrière politique et de journaliste. Il est élu député de Guadeloupe en 1912 après une première tentative sans succès. Il devient le défenseur de la mise en valeur des colonies et de leur développement par l’agriculture ainsi que de la marine marchande et de la flotte de commerce pour faciliter les échanges.

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Toujours réélu député de Guadeloupe, il en préside le conseil général en 1921. C’est le 3 juin 1932 qu’il devient sous secrétaire d’état aux colonies. Il restera ministre jusqu’au 31 janvier 1933. Là encore, il s’intéresse à la culture des bananes en Guadeloupe et à leur transport par bateaux. Il poursuit inlassablement la tâche qu’il s’est fixée de développer les territoires coloniaux. En 1938, il est élu vice président de la chambre des députés puis c’est la guerre et, pour lui, la douleur de voir la métropole séparée de ses colonies pour lesquelles il s’est tant dépensé.

Bien qu’ayant voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, il se retire de la vie politique dès l’armistice de 1940. A son décès, tous s’accordent pour rendre un vibrant hommage à Gratien CANDACE. Un journaliste écrit : c’est parce qu’elle a posé son geste de liberté et de lumière sur son front et sur son cœur, que notre France a fait de ce fils noir l’égal de ses meilleurs enfants par l’intelligence, le talent, la culture, la bonté, la conscience et l’exaltation du sens patriotique .

Roger TEMPÊTE- texte écrit à partir d’une notice de l’Assemblée Nationale et d’un article publié par L’Echo Républicain en 1953.