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LES MAIRES DU DIX-HUIT ET DU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE

dimanche 25 janvier 2015, par rogertempete

LES MAIRES DU DIX-HUIT ET DU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE

La révolution de 1789 ne chasse pas aussitôt le Roi. Louis XVI reste le Roi de France mais son pouvoir absolu est entamé par une constitution. Les nobles perdent leurs privilèges. Les congrégations religieuses disparaissent dès 1789. L’assemblée Nationale met en place une nouvelle organisation administrative dont le décret du 14 décembre 1789 créant les communes qui remplacent les paroisses.

Les maires des communes sont élus par un conseil général lui même élu par les notables les plus imposés lors d’une réunion publique qui se tient dans l’église. L’élection du Maire est annuelle mais en 1794, il est désigné par l’administration du district de Dreux. Le premier registre des délibérations de la toute nouvelle commune paraît manquer dans les archives de la mairie car on ne trouve pas l’élection du premier maire. Celui que l’on possède commence au mois de mars 1790 pour se terminer le 24 mai 1795.

La constitution de l’an III ( 22 août 1795 ) supprime les municipalités des communes de moins de 2500 habitants en les groupant sous la direction d’une administration municipale au canton à Nogent-le-Roulebois. Il faut attendre l’an VIII ( mai 1800 ) pour qu’un nouveau maire soit désigné à Coulombs, d’abord de manière provisoire puis rapidement nommé.

Sous la restauration puis l’Empire, le Maire et les conseillers municipaux sont désignés par le Préfet. En 1830, le Maire et les membres du conseil municipal prêtent serment au Roi des Français. En 1848, on jure fidélité à la constitution républicaine ce qui n’empêche pas en 1853 de jurer obéissance à la constitution et fidélité à l’Empereur.

Etienne ALLAIS est le premier Maire de Coulombs.

Il a été élu au premier tour de scrutin mais la mise en place de la nouvelle commune ne doit pas être facile car il présente sa démission le 5 novembre 1790, est aussitôt réélu le 14 novembre mais démissionne à nouveau le 4 juillet 1791, cette fois définitivement.

Il a eu à traiter le recensement de tous les biens de l’abbaye et de l’église, le dénombrement des religieux avant la fermeture du couvent, le début des démêlés avec le sieur Goguier, seigneur de Brichanteau et la division du territoire de la commune en six sections pour un début de cadastre.

Pierre COMTE lui succède du 5 juillet 1791 au 12 novembre 1792

Il n’y a trace que d’une délibération du 6 novembre pour solliciter le retour dans l’église Saint Chéron des reliques de l’abbaye qui ont été déposées au district de Dreux.

Jean-Jacques LESEC est élu le 13 novembre 1791 jusqu’au 1er décembre 1792.

Il reçoit le serment des religieux.

Jean GRIMOUX est élu le 2 décembre 1792 jusqu’au 7 mai 1794.

Jacques Vaufermé ( le curé ) est élu officier public pour tenir l’état civil. Le 18 mars 1793, 9 hommes, tous volontaires, sont enrôlés ’’ pour marcher à la défense de la patrie ’’. La guerre nécessite de nombreuses enquêtes sur les denrées et les marchandises. L’une des cloches de l’église est conduite au district ’’ pour être convertie en canon ’’. Le sieur Goguier est déclaré suspect et réfractaire à la loi et va faire l’objet de plusieurs délibérations successives. Dépôt de l’argenterie de l’église à l’hôtel de la monnaie.L’église portera le nom du Temple de la raison. Réquisitions diverses pour l’armée : toile, corde et fer.

Pierre COMTE est nommé par le district du 8 mai 1794 au 30 mai 1795.

Les recensements pour les réquisitions continuent. La commune répond qu’elle ne dispose de rien. En décembre 1794, l’église est transformée en atelier à salpêtre. En mars 1795, les femmes dévastent l’atelier à salpêtre puis demandent en avril le rétablissement de l’église.

François DESVEAUX est élu le 31 mai 1795 jusqu’au 7 décembre 1795.

A part l’opération de distinction entre les assignats à effigie royale et les assignats républicains, l’absence de registre ne permet pas de connaître les faits de cette courte période qui s’achève à la date du rattachement de la commune à l’administration du canton. Seul, un officier d’état civil est nommé pour recevoir les actes de naissance et de décès de la commune tandis que les mariages sont tous effectués à Nogent-le-Roulebois.

Jean-Jacques LESEC est nommé maire provisoire le 17 mai 1800 lors du rétablissement de la commune de Coulombs puis nommé Maire le 28 juillet 1800 jusqu’au 29 décembre 1800, date de son décès.

Etienne DENIS est nommé Maire du 30 janvier 1801 à mai 1807.

Le registre compte seulement 15 délibérations sur les comptes de la commune et la nomination du garde champêtre au cours de cette période. Il sera également Maire de Nogent-le-Roi en 1815 et 1816.

Jacques BALAGNY est nommé Maire de mai 1807 au 11 novembre 1842, date de son décès.

En 1808, le calendrier républicain est abandonné. Paul Renard, instituteur depuis plus de 30 ans décède. Il assurait les fonctions de secrétaire de la mairie depuis l790.

Il y a peu de délibérations entre 1807 et 1820 autres que celles des comptes de la commune et de la nomination du personnel et des gardes messiers pour les vignes. Le 7 février 1819, le conseil décide de construire une maison pour loger l’instituteur avec une salle prévue pour la mairie.

Le 31 mars 1822, le conseil examine la demande du sieur Noël qui veut faire construire un moulin à eau à une roue sur la rive droite à l’écluse de Chandelles. Le 22 octobre 1823, une ordonnance du Roi autorise la construction du moulin. Il y a un litige avec Villiers-le-Morhier car Coulombs confirme la construction sur son territoire et met en avant le plan de la seigneurie de Coulombs avant 1791.

En 1828, la construction du pont du sauvage est décidé. C’est le pont sur le chemin de l’ancienne ferme des près.

Le 26 juillet 1829, suite à une prétention du sieur Godefroy, le conseil précise que la place du jeu de paume existe depuis plus d’un siècle, que les fêtes patronales s’y tiennent et que la commune l’utilise pour y déposer des matériaux. On devine que cette place est proche de l’actuel carrefour du cygne puisqu’il faut maintenir la servitude du chemin qui traverse le jeu de paume pour se rendre aux habitations et caves sous le roc.

En décembre, des fusils sont distribués pour la garde nationale.

Le 27 juillet 1831, est fêté l’anniversaire de la journée de juillet ( révolution de 1830 ) et le conseil municipal achète une pièce de vin pour être distribuée au banquet de la garde nationale.

Le projet d’un chemin de fer de Paris à Tours passant par Chartres est examiné en 1835. Cette même année, est décidé l’élargissement de 15 chemins qui doivent être conservés et entretenus par commune.

Le 25 novembre 1838, le conseil municipal accepte au profit de l’hospice le legs du Comte d’Espagnac, neveu de l’abbé d’Espagnac qui a fondé la maison de l’Hospice, avec charge de célébrer chaque année une messe à la mémoire de son oncle. La somme conséquente en 1838 a fondu avec l’inflation au vingtième siècle mais le bureau d’aide sociale qui à pris la suite de l’hospice a continué à respecter la charge de ce legs jusque dans les années 1970, tant qu’une messe a été célébrée à l’église de Coulombs chaque dimanche.

Le 22 décembre 1839 est ouverte l’enquête pour la rectification de la côte de Coulombs portant sur le plan du projet et les terrains à acquérir. C’est le premier acte de la création de l’actuelle route de Paris dont les travaux seront menés par l’Etat.

Le 9 mai 1841 est votée une imposition extraordinaire pour la construction d’une nouvelle salle d’école. Cette salle a du être construite à proximité du presbytère dans l’actuelle rue des Remparts.

A son décès, Jacques BALAGNY aura été Maire durant 35 ans, la plus longue magistrature d’un Maire à Coulombs. Toutefois, il s’agissait d’un Maire nommé et non élu.

Augustin PEIGNÉ est nommé Maire du 4 décembre 1842 au 24 octobre 1858.

Le 22 octobre 1843, le conseil procède à l’élection des deux compagnies de la garde Nationale.

L’ouverture de la nouvelle rampe de la route royale 183 est faite et le conseil municipal déclasse la portion abandonnée ( cavée de Houdan ) le 30 juillet 1843.

Le 14 mars 1845, il est procédé à l’élection de la subdivision de sapeurs pompiers au nombre de 24. Le sous-lieutenant s’appelle Belle PERCHERON.

Le règlement de l’eau du moulin de Coulombs appartenant à M. Bosselet fait l’objet d’une enquête le 1er octobre 1843. Le propriétaire du moulin du Roi demande la construction d’un déversoir. M. Bosselet y consent à condition que les autres moulins en soient également équipés. Une enquête similaire a lieu en juillet 1844.

Le 13 juillet 1845 s’ouvre une enquête pour l’ouverture d’un chemin de grande communication de Nogent-le-Roi à Epernon. Le conseil émet une observation sur le tracé qui va occasionner une distance de déplacement plus grande pour les habitants. Un nouveau tracé de ce chemin est proposé le 5 août 1847 par la vallée de la Drouette et à nouveau refusé.

Le 6 février 1848, le maire propose de construire une salle de mairie près de l’école. L’idée est émise de louer la maison de l’hospice, ce que le bureau de bienfaisance accepte aussitôt.

Le 19 novembre 1848, une imposante cérémonie est organisée pour la promulgation de la Constitution Républicaine : ’’toute la population était groupée au pied de l’arbre de la liberté sur la place publique...la cérémonie est ouverte par le roulement des tambours et quelques symphonies de la garde nationale...j’ai donné lecture de la constitution écoutée avec un religieux silence...la cérémonie religieuse commence demandant à Dieu de répandre ses bénédictions sur cette constitution qui doit désormais régir les destinées de la France...pour alléger les souffrances des malheureux, 24 familles ont reçu un pain de deux kilogrammes et un pot au feu...enfin à titre de rémunération nos gardes nationaux ont été gratifiés de quelques litres de vin...plusieurs chants patriotiques ont terminé cette imposante et brillant cérémonie qui doit être la consolidation de la REPUBLIQUE FRANCAISE’’.

Quatre ans plus tard, le second Empire remplaçait la République. Quant-à la participation du clergé à cette manifestation, elle s’explique par le fait que la constitution a maintenu le catholicisme comme religion de l’Etat dans cette seconde République.

L’enquête publique pour le transfert de la mairie dans la propriété de l’hospice reçoit un avis favorable le 1er mai 1849.

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Augustin PEIGNÉ (photo d’un portrait - archives de la famille PIEL-MELCION D’ARC)

Dans la seconde partie du siècle qui s’annonce, on va constater que ce qu’on appelle aujourd’hui la révolution industrielle entraîne un développement de méthodes et d’activités nouvelles, de découvertes liées à la santé apportant une amélioration générale y compris dans les campagnes, obligeant les communes à intervenir dans des nouveaux domaines.

Le 8 novembre 1851, le conseil rend un hommage au Capitaine LECOMTE, chevalier de la légion d’honneur, ’’vénérable et vertueux citoyen dont la vie ne fut qu’un tissu de dévouements rendus à la patrie et à son pays. Puisse sa noble et généreuse conduite trouver de nombreux imitateurs dans les enfants de Coulombs’’.

Le 16 janvier 1852, une lettre est envoyées au sous-Préfet pour l’informer de l’enlèvement des arbres dits de la Liberté.

Le 6 mai 1852, le Maire et les membres du conseil municipal prêtent serment ’ je jure obéissance à la constitution et fidélité au Président’’.

Le même serment est renouvelé le 6 mars 1853 mais l’Empereur a remplacé le Président.

Une enquête sur le projet de règlement hydraulique du Moulin de l’Écluse est ouverte le 17 novembre 1853. Le conseil municipal est contre l’abaissement du vannage.

Le 12 février 1854, une enquête est ouverte sur un projet d’élargissement de la rivière du pont du bourg. Le projet est jugé inefficace. Il est proposé un curage de la rivière.

Le projet de translation du cimetière est présenté au conseil municipal le 14 mai 1854 et l’accord définitif donné le 1er novembre.

Le 6 mai 1855, est décidé l’établissement d’un barrage sur le cours d’eau du Sauvage souvent à sec depuis le curage de la rivière du Pont du Bourg.

Le 11 novembre 1855, le conseil donne son accord sur le projet d’une scierie hydraulique présenté par M. Ernest LEGOUX.

Le 6 janvier 1856, une enquête est ouverte pour l’établissement d’une tuilerie à Beaudeval qui reçoit un avis favorable.

Le 9 novembre 1856, le conseil examine le projet de règlement de la rivière d’Eure qui n’a pas reçu d’observation lors de l’enquête publique. Le conseil demande que soit reconnue la prise d’eau du pont de la Bretêche qui alimente le pont du Bourg depuis plus de 30 ans.

La translation du cimetière devient urgente et le conseil vote une imposition extraordinaire en vue des travaux le 10 mai 1857.

Le 6 mai 1858, le conseil municipal décide vendre le chapiteau de l’église qui menace ruine, les fonds seront affectés à l’entretien de la façade qui en a besoin.

Le 25 mai 1858, une enquête commodo incommodo porte sur l’établissement d’une chaudière à vapeur à l’usine de M. LEGOUX.

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Restes du portail de l’abbaye en 1864 - gravure de M. Rousseau, instituteur à Coulombs.

François Philibert LHOMME est nommé Maire du 24 octobre 1858 au 12 février 1871, date de sa démission.

Le règlement du nouveau cimetière est adopté le 17 juillet 1859 et la bénédiction du cimetière a lieu le 15 Août 1859.

Un projet de restauration de la façade de l’église avec la construction d’un porche est étudié le 27 novembre 1859.

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Copie du plan du chapiteau en bois de l’église en 1858 avant sa démolition (archives de la mairie)

Le 5 aout 1860, une modification est apportée au cahier des charges des travaux à l’église qui doivent se terminer pour le 1er novembre.

Le 5 mai 1861, est décidé l’achat d’une horloge pour l’église ( devis BORREL à Paris ) laquelle ne sera réceptionnée que le 16 janvier 1862. Dans son ouvrage sur l’église Saint Chéron, Michel CHAPET explique qu’une horloge provenant de l’abbaye avait été achetée en 1814 et qu’on avait construit une bâtisse pour la descente des poids et porter l’horloge. Il existe un plan de la façade de l’église avant sa restauration qui permet de comprendre cette installation. En 1860, on a finalement choisi d’installer l’horloge en façade sans reconstruire une bâtisse contrairement au plan initial qui la prévoyait.

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La façade de l’église avant la restauration de 1860 - Archives de la mairie

Les 4 et 25 novembre 1861, le règlement de l’eau au moulin de Rutz est examiné avec avis favorable. L’enquête publique aura lieu le 30 avril 1862.

Le 4 mars 1862, la demande de M. LEGOUX qui veut aménager à ses frais la rivière du coulis dans sa propriété est acceptée mais après l’enquête publique qui reçoit des observations, le conseil maintien son avis favorable sous réserve de quelques modifications du projet.

Le 12 octobre 1862, le conseil examine le plan de reconstruction des ponts de Coulombs. Il s’agit de ceux de la rue de SULLY dont les embarras causent des accidents et dont l’urgence est à nouveau signalée le 23 janvier 1865. En fait, ce projet ne sera pas poursuivi et l’Etat va ouvrir une nouvelle voie avec un nouveau pont.

Le 10 mai 1863 est étudié le pont de la Ribordière sur la rivière du coulis.

Le 20 mars 1864 est envisagé une prise d’eau en amont du moulin de l’Écluse pour alimenter Chandelles où les eux croupissent (il est signalé une épidémie d’août à décembre 1863).

Le 10 avril 1864, on étudie le tracé d’un chemin de fer de Dreux à Maintenon.

Le 7 mai 1865, les travaux à l’église sont terminés et M. TROUILLET, architecte, est remercié pour ’’les travaux et la construction du magnifique porche’’.

Le 14 août 1866, le projet d’une ligne téléphonique de Nogent à Dreux et l’ouverture d’un bureau à Nogent-le-Roi est présenté.

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Le lavoir du pont du Bourg

Le 12 mai 1867 est décidée l’implantation de 4 lavoirs publics.

Le 22 septembre 1867, à la demande de M. LEGOUX, le sentier des clos de la Ribordière est rectifié.

Le 10 mai 1868, est envisagé un emplacement pour une maison d’école. Une nouvelle proposition le 11 octobre 1868 porte sur l’acquisition d’une propriété de M. COCHE pour construire une mairie-école, ce qui est accepté. Le 7 mars 1969, les plans et devis recevront un avis favorable.

Le 25 décembre 1868, la commune adhère à la caisse départementale de secours et de retraite en faveur des sapeurs pompiers.

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Copie de la plus vieille photo connue de Coulombs en 1869 - à noter que le pont à une rambarde en grès, le clocher de l’église à une forme plus arrondie et tout au fond de la rue un mur ferme la place de la mairie qui n’existe pas encore.

En 1870, les troupes prussiennes occupent la région. Trois membres sont désignés pour seconder le Maire dans les travaux liés à l’occupation tandis qu’il faut payer l’impôt réclamé par le Préfet allemand. Est-ce cette situation qui entraîne la démission de M. LHOMME ?

Florent BALAGNY est élu le 14 février 1871 jusqu’au 8 octobre 1876.

Le 28 mai 1871, une imposition extraordinaire est votée pour les dépenses de l’occupation des troupes. A la suite, plusieurs délibérations sont prises sur le même objet dont une pour associer l’ensemble des communes du canton au paiement.

La nouvelle mairie école s’achève, Il faut acheter le mobilier scolaire. Les garçons vont être scolarisés dans la nouvelle salle d’école. Il sera mis fin à la classe mixte. M. CHEROT, le premier instituteur, est installé le 29 novembre 1871. Il sera remplacé par M. BOUCHER dès le 21 octobre 1872.

Le 2 février 1872, est examiné un nouveau tracé du chemin de fer de Maintenon à Dreux.

Le 10 février 1872, une souscription est décidée en faveur de la ’’libération du sol national’’.

Le 2 avril 1872, Mme Clémentine MOREAU, en religion Sœur Alfrédine, est installée institutrice à l’école de filles située à la maison de l’Hospice.

Des nouvelles observations sont faites sur le tracé du chemin de fer le 8 juin 1873.

Les comptes de la construction de la maison d’école et de la mairie sont arrêtés le 9 novembre 1873, le coût est de 16.572,43 francs.

Le 7 juin 1874, il est encore question des charges de l’occupation allemande.

Il est décidé d’installer une pompe à Chandelles le 1er novembre 1874.

En juin 1875, est étudié le projet d’établissement d’un chemin pour desservir la grande prairie par la passerelle du sauvage.

En mars 1876, il y a un projet de reconstruction du pont de la Bretèche. Le conseil donne son accord pour un pont à voiture qui profiterait à Chandelles le 11 juin 1876.

Le 18 juin 1876, une délibération porte sur les nouveaux textes sur l’organisation d’une compagnie de sapeurs pompiers.

Le 13 août 1876, la commune adhère à la société de secours mutuels des instituteurs.

Le 8 octobre 1876, M. Balagny est élu Maire mais refuse.

François Philibert LHOMME est élu Maire le 8 octobre 1876 jusqu’au 26 janvier 1890, date de son décès.

Le 11 février 1877, il est indiqué que la Caisse d’Epargne scolaire existe grâce à l’instituteur.

Le 13 mai 1877, le conseil est d’avis de transformer en place publique l’ancien cimetière. Une enquête a lieu le 3 juin qui recueille plusieurs observations et le conseil décide la conversion le 5 juillet .

Le 27 mai 1878, installation de Mme ALGRAIN Alice, en religion, Sœur ALIX comme institutrice.

Le 10 novembre 1878, il est question d’un crédit disponible puisque le bâtiment pour le corbillard ne sera pas construit.

Le 9 février 1879, le conseil demande la suppression d’une gargouille et argumente : ’’ Dans les moments de pluie, l’égout de la route 183 de l’ancienne cavée de Houdan fournit un volume d’eau considérable et inonde les jardins puisque cette gargouille n’a pas d’autre issue. le conseil demande que la gargouille soit supprimée et que l’eau soit conduite dans la rivière du pont du bourg ainsi que du reste cela existe de l’autre côté de la route ’’.

La prise d’eau de la Bretèche s’étant trouvée supprimée par la construction du nouveau pont, le conseil demande qu’elle soit rétablie le 4 juin 1879.

Le 16 novembre 1979, le conseil demande l’ouverture des cafés de Coulombs jusqu’à 11 heures du soir le samedi et le dimanche.

le 10 mars 1880, le conseil ne voit pas l’utilité d’une classe enfantine. Il se prononcera défavorablement le 6 novembre 1881 sur la création d’une école maternelle.

Le 11 novembre 1880, le conseil donne son accord pour que le Sieur BOSSELET reconstruise à ses frais les vieux ponts de Coulombs qui desservent son moulin.

Les 27 et 28 janvier 1881, Coulombs subit une importante inondation consignée sur le registre des délibérations du conseil. Un secours aux victimes sera accordé le 5 janvier 1882.

Après s’être prononcé le 26 juin 1881 sur l’emplacement de la gare à Nogent-le-Roi, le conseil donne son avis le 11 février 1882 après l’enquête publique du chemin de fer.

Le 11 février 1883, une commission est nommée pour reconstituer la compagnie des sapeurs pompiers. Le même jour, le conseil demande que l’école de filles soit dirigée par une institutrice laïque au lieu d’une institutrice congréganiste. Faut-il y voir des soucis avec Sœur Alix ou est-ce dans le prolongement des lois de Jules Ferry sur l’école obligatoire, gratuite et laïque ? L’intéressée ne quittera l’école de filles de Coulombs qu’après la loi de séparation de l’église et de l’Etat en 1904.

Le 9 novembre 1884, le conseil s’oppose à ce que l’entrepreneur qui construit le pont du chemin de fer établisse une digue qui coupera la vallée.

Le 8 novembre 1885 une nouvelle enquête publique a lieu pour la transformation de l’ancien cimetière en place sans observation.

Le 28 mars 1886, le conseil se prononce sur la réparation ou la reconstruction du presbytère et vu le mauvais état du bâtiment, la décision de construire est prise. Le 23 mai, les plans de M. VAILLANT, architecte, sont présentés. Le 8 août, le conseil décide de ne pas modifier les plans alors que l’évêque souhaiterait un agrandissement.

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Plan de la Façade du presbytère détruit à la suite du bombardement de 1944 - Archives de la mairie

Le 12 octobre, pour un ensemble plus harmonieux, la démolition des communs du presbytère est décidée, cela permettra de modifier l’emplacement du bâtiment et des communs seront reconstruits. Les travaux sont estimés à 5000 Francs le 14 août 1887 et un secours est demandé. Le 18 septembre 1887, est décidé qu’une chambre sera construite au dessus des communs.

Le 6 février 1887, le conseil examine l’état de reconnaissance des chemins ruraux, sentiers et vidanges qui fait suite à la création de la voie ferrée. Après enquête publique, l’état légèrement modifié est approuvé le 16 octobre 1887.

Le 16 octobre 1887, le projet de construction d’un arsenal est présenté. Après l’enquête publique ouverte le 6 novembre, un avis favorable est donné le 13 novembre 1887. Toutefois, le 12 février 1888, le conseil ajourne le projet en raison des prochaines élections.

Après les élections où M. LHOMME est réélu Maire, il est décidé le 27 mai 1888 de construire l’arsenal sur l’ancien cimetière le long de la propriété LECOMTE. Le plan conservé en mairie livre un détail amusant : c’est M. LECOMTE qui fournit le cheval pour tirer la pompe à incendie. Le 1er juillet 1888, est présenté le plan de M. MURAT, architecte à Nogent, pour la construction estimée à 1.277 francs d’un arsenal auquel est ajouté une maison de refuge.

Le 1er juillet 1888, une délibération peu explicite demande la création de chemins latéraux suite à la rectification de la côte de Rutz. Il doit s’agir d’une demande qui fait suite à la réalisation des rampes plus douces de la nationale 183 qui contournent Rutz.

le 9 décembre 1888, est présenté le décompte des travaux de construction du presbytère et des communs s’élevant à 16068,73 francs.

Le 28 avril 1889, le conseil fixe le déroulement de la fête du 3 mai pour célébrer le centenaire de la Révolution : ’’ il sera livré 10 kg de viande aux indigents et 28 kg de pain blanc. Il y aura une course à 4 heures du soir avec prix pour une somme de 20 francs puis un bal public et gratuit à 5 heures du soir, place de la mairie ’’.

Le 30 mars 1890, sont installés les deux conseillers qui complètent le conseil municipal pour permettre d’élire un nouveau Maire en remplacement de M. LHOMME. Son décès en cours de mandat, sans succession préparée, semble entraîner le conseil municipal dans une période d’instabilité dont les causes restent inexpliquées.

Au premier tour du scrutin, M. MORIZE est élu Maire à la majorité absolue mais refuse. Un nouveau scrutin est organisé et au troisième tour, M. LECOMTE est élu à la majorité relative mais refuse.

Une nouvelle réunion du conseil a lieu le 13 avril 1890. Au premier tour du premier scrutin, M. BRUNET est élu à la majorité absolue mais refuse. Au premier tour du second scrutin, M. LEJEUNE est élu à la majorité absolue mais refuse. Au troisième tout du troisième scrutin, 3 conseillers ont chacun deux voix et M. BARON est déclaré élu au bénéfice de l’âge mais il refuse.

Le conseil se réunit le 8 juin 1890 et M. MOREAU est élu au premier tour de scrutin. Mais le registre comporte la mention M. MOREAU a déclaré séance tenante ne pas accepter puis les mots ’’séance tenante ne pas’’ ont été rayés et il a été ajouté ’’et a été immédiatement installé’’

Charles MOREAU est élu le 8 juin 1890 jusqu’au 17 juin 1893, date de sa démission.

Le 18 mars 1891, le conseil décide la reconstitution de la compagnie de sapeurs pompiers dont l’effectif est insuffisant.

Le 18 août 1891, la commune engage un procès avec les meuniers du moulin du Roi qui contestent les barrages et les vannes de la rivière du Coulis.

Le 21 février 1892, la demande d’achat de la mitoyenneté d’un mur par M. LUSURIER reçoit un avis favorable (mur mitoyen avec la maison de l’Hospice).

Le 15 mai 1892, M. Moreau est réélu Maire suite aux élections municipales mais dès le 3 juillet sont installés trois nouveaux conseillers pour remplacer trois conseillers démissionnaires.

Le 3 juillet 1892, est décidé l’achat d’une pompe à incendie et le 14 août le marché est accepté pour 1.571,85 francs.

Le 21 septembre 1892, le conseil décide d’établir un vannage à la rivière des côtes pour alimenter le lavoir de la Ribordière.

Un marché pour l’habillement des pompiers est conclu avec M. François BRUNET, tailleur d’habits à Coulombs le 16 octobre 1892. Deux autres délibérations traitent de l’habillement des pompiers et le 2 avril 1893, le marché avec M. BRUNET s’élève à 1254 francs.

Le 11 avril 1893, suite à une pétition, le conseil donne un avis favorable à l’installation d’une pompe dans le puits du haut de la cavée car la demande est fondée.

Le 17 juin 1893, M. MORIZE, premier conseiller municipal, faisant fonction de Maire par suite de la démission du Maire et de l’Adjoint, préside une réunion destinée à régler les affaires courantes.

Lucien MORIZE, premier conseiller municipal, fait fonction de Maire entre le 17 juin 1893 et le 12 novembre 1893.

Le 2 juillet 1893, le conseil est réuni pour élire le Maire, M. BOSSELET est absent. Au deuxième tour du premier scrutin, M. MOREAU est élu mais refuse. Au premier tour du second scrutin, M. MORIZE est élu mais refuse. Au troisième tour du troisième scrutin, M. BOSSELET est élu, mais refuse aussitôt prévenu de son élection.

Une nouvelle réunion a lieu le 23 juillet 1893. Au premier tour du premier scrutin, M. HUBERT est élu mais refuse. Au premier tour du deuxième scrutin, M. BRUNET est élu mais refuse. Au premier tout du troisième scrutin, M. LETELLIER est élu mais refuse.

Une troisième réunion a lieu le 6 août 1893. Au premier tour du premier scrutin, M. PERCHERON est élu mais refuse. Au premier tour du deuxième scrutin, M. PATRIARCHE est élu mais refuse. Au premier tour du troisième scrutin, M. LOISON est élu mais refuse.

Ainsi, sur douze conseillers, neuf ont été élus Maire mais ont refusé. Bien que le registre n’en fasse pas état, le Conseil municipal de Coulombs a du être dissous ou a démissionné dans son entier pour débloquer la situation puisque des nouvelles élections ont lieu les 29 octobre et 5 novembre 1893. Cinq conseillers de l’ancienne liste disparaissent. La date de l’élection du Maire est fixée au 12 novembre 1893.

Alexandre COCHE est élu le 12 novembre 1893 jusqu’au 24 mai 1906, date de sa démission.

M. COCHE est élu à la majorité dès le premier tour de scrutin. M. MOREAU est élu adjoint. Titulaire d’un titre de baron, Alexandre COCHE est l’un des descendants de M. COCHE qui avait racheté le domaine de l’abbaye à ses démolisseurs.

Le 3 décembre 1893, est décidé la construction d’un ponceau près du lavoir des communs à Chandelles.

Le 18 mars 1894, la facture d’achat de la pompe pour le puits de la cavée est présentée pour un montant de 565,50 F.

Le 12 septembre 1894 est décidé la construction d’un préau couvert à l’école de filles.

Les 19 janvier et 10 février 1895 sont approuvés les travaux du vannage de la Ribordière, l’établissement d’un réverbère à la sortie de la commune côté Lormaye, le pavage de l’arsenal de la pompe et différents travaux d’entretien.

Le 30 juin 1895, est voté l’achat d’une pompe à incendie pour le hameau de Chandelles s’élevant à 1037,40 francs.

Le 24 octobre 1895, le conseil demande l’internement de la nommée Agathe D. âgée de 67 ans qui se livre à la prostitution et est dangereuse pour la moralité publique.

Le 19 janvier 1896, le conseil délibère sur l’assistance médicale gratuite, désigne le docteur GUILLAUMIN à Nogent-le-Roi et fixe sa rétribution. Le même jour, il est voté une allocation de 10 francs pour l’érection d’un monument à la mémoire de M. PASTEUR à Chartres. Le 9 février, la même somme est allouée pour le monument à la mémoire de M. TERRIER à Dreux.

Le 16 août 1896, le conseil approuve le plan d’alignement de la rue des remparts.

Le 4 juillet 1897, suite à l’orage du 28 juin, le conseil demande l’amélioration de l’écoulement des eaux sur la route nationale n° 183 près du pont du bourg ’’ le Maire a reçu des plaintes au sujet de l’insuffisance de débit des deux bouches d’égout situées de chaque côté de la route...l’eau ne s’écoulant pas assez vite, franchit les trottoirs et pénètre dans les maisons avoisinantes’’.

Le 15 août 1897, le Maire présente la facture de la passerelle qui a été posée à la place du ponceau dans la rue des Remparts.

Le 28 octobre 1897, est décidée l’acquisition d’un dévidoir et de 300 mètres de tuyaux pour les sapeurs pompiers ’’ en raison des récents incendies surtout celui du 13 courant dans lequel à cause de l’éloignement de l’eau, il a été très difficile d’organiser la chaîne ’’.

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Erreur de légende, ce n’est pas l’Eure qui coule au Pont du Bourg

L’établissement de trottoirs rue de Chandelles est décidé le 15 mai 1898 ainsi que l’agrandissement du préau de l’école de garçons le 28 août 1898.

Le 19 février 1899 est voté la dépense pour la construction d’un séchoir pour le dévidoir de la pompe à incendie. Il faut payer les 605 bottes de paille nécessaires au cantonnement des troupes d’infanterie lors des grandes manœuvres de septembre 1898.

Le 14 mai 1899, le conseil examine le projet de tramway de Saint-Sauveur à Nogent-le-Roi et Houdan (ce projet n’a jamais abouti).

A cette même réunion est décidé l’achat d’un terrain pour la construction de l’arsenal de Chandelles. Les plans sont établis par M. DESHOULIERES de Coulombs pour procéder à l’adjudication des travaux. Le 20 août 1899, le conseil donne son accord sur l’ensemble du dossier de construction de l’arsenal de Chandelles.

Le 27 novembre 1899 une délibération relative à l’entretien des chemins prévoit d’utiliser les crédits pour la salle de répétition pour la société musicale (ce projet de salle de répétition ne verra pas le jour).

Alexandre COCHE sera réélu Maire le 20 mai 1900 puis le 15 mai 1904 mais démissionnera le 24 mai 1906 pour se consacrer à ses affaires qui le retiennent à Paris.

Roger TEMPÊTE